Le futur des freelances sera nomade ?

1 milliard de freelances nomades en 2035 selon Forbes.

Depuis le COVID, de plus en plus de freelances ont compris qu’ils peuvent être nomades à partir du moment où ils nʼont pas besoin dʼêtre sur le “terrain”. Ce phénomène n’est pas vraiment nouveau, car le digital nomadisme avait déjà pointé son nez dans les années 90, mais c’était réservé à quelques globe-trotters ou aventuriers du clavier, donc tout à fait marginal.

Depuis il s’est étendu grâce à Internet, à la WiFi, la couverture du réseau mobile et à la possibilité infinie d’échanger par mail, Whats-App, Skype, Facebook, Zoom, Webphones, etc. Et depuis le Covid, le mouvement c’est accéléré.

Aujourd’hui un freelance nomade c’est tout simplement un freelance qui se déplace d’une ville à l’autre, d’un pays à l’autre. Il peut être aujourd’hui à Barcelone, demain à Rome ou à New-York, smartphone à la main et ordinateur portable sous la main ou dans le dos. 

Au sein de l’UE, il existe même un guide du travailleur mobile, mis à disposition gratuitement par le ministère des Solidarités et de la Santé et le ministère du Travail. 

Le digital nomade dans la pub et dans la com ?

Dans la pub, les freelances ont été parmi les premiers à travailler en « remote ». De la maison, ils sont passés au café, du café au co-working, de leur location en Bretagne à l’hôtel sur leur lieu de vacances et même à l’autre bout du monde.

Tout d’abord les développeurs web et les métiers du digital, 2D, 3D, UI, UX, les community managers, les chefs de projet, les social media managers, mais aussi les graphistes, les consultants, les RP, les experts en référencement (SEO), etc. Et de plus en plus de créatifs.

Depuis la pandémie le télétravail a explosé.

Et voici qu’à cause de la pandémie ils sont presque tous devenus nomades. Car si dans la pub c’est à Paris que tout se passe, en ce moment particulier où il faut rester à la maison, certains sont partis travailler à la campagne, à la mer, dans leur ville d’origine ou chez maman, chez mamie. Paris a été déserté. Beaucoup ont rejoint les régions, sans parler du fait que 70% des franciliens envisagent de quitter Paris dans les 5 ans à venir.

En tout cas, par amour ou par force, les publicitaires ont vite compris qu’ils pouvaient aussi travailler à distance. Certains avec leurs clients, d’autres en faisant appel à des plateformes spécialisées dans les freelances de la pub et de la com, comme Les Entremetteurs, qui fait la mise en relation entre freelances et agences ou entreprises partout en France, ou ailleurs, peu importe la localisation.

Et après le Covid ?

Selon une étude menée par Malakoff Humanis, 73% des télétravailleurs déclarent vouloir conserver ce mode de travail, même une fois sortis de la crise. En tout cas, si certains seront ravis de reprendre les anciennes habitudes, d’autres n’auront plus envie de faire marche arrière. D’autres encore feront du co-living.

Pourquoi ne pas travailler dans un  lieu paradisiaque ?

Et si on n’est pas obligé d’aller sur place, pourquoi se limiter à une seule ville ? Le monde est si grand et si beau. Les idées peuvent jaillir devant une mer bleue ou une montagne blanche. Et quand on est heureux on peut travailler mieux.

Crédit : Pierre Cappelli

Pierre Cappelli, consultant en stratégie digital, et sa femme Valérie, Social Media Manager, ont quitté Lille avec leur fille pour travailler au soleil. Après la Réunion, ça a été la Thaïlande. Et, prochainement, le Costa Rica, le Panama et le Canada. Malgré le décalage horaire, ils continuent de travailler avec des agences et annonceurs, dont certains en France. Ils nous envoient des images à nous faire pâlir d’envie, celle ci-dessous prise chez eux à Maenam (île de Koh Samui) pas loin de l’île de Koh Phangan, devenu le fief des digital nomades et des télé-travailleurs. 

Et que dire de Victor Boyer, le Concepteur Rédacteur voyageur, qui depuis 2015 fait le tour du monde en faisant des free ? En 2019 il a  traversé en stop l’ouest canadien pendant 1533 km, puis la Jordanie et la Turquie, Cuba, le Mexique, etc. En 2020, il a sillonné le Vietnam, le Cambodge et Singapour et, toujours en travaillant comme freelance à plein temps, il a décroché 2 prix prestigieux : le Grand Prix du brand content et le Grand Prix de la stratégie media !!!

Crédit : Victor Sineyes

Le co-living, vivre et travailler au soleil.

Des espaces de cohabitation destinés aux freelances nomades font également leur apparition.

Comme le Palma Coliving, fondé par Matthieu Zeilas et Hugo Grange, deux freelances nomades français. « Après le long confinement, certains auront une folle envie de s’échapper de leur vue sur le voisin, explique Matthieu. Il suffit juste dʼavoir une connexion internet dans un environnement de travail sain. Lʼenvie de changement est au cœur des mentalités et le coliving permet de lutter contre l’isolement professionnel ou dʼaccompagner des transitions pour se lancer sur un nouveau projet ”.

C’est un modèle intéressant et une aubaine pour tous ceux qui recherchent un lieu pour vivre et travailler avec une communauté de “colocs” partageant le même état d’esprit et sans limites de frontières. C’est une nouvelle manière d’avoir un réseau d’endroits où vivre, retrouver la qualité de vie, le confort et se faire des amis.

Work and live in Paradise.

Matthieu Zeilas pense que beaucoup de freelances vont rejoindre des lieux paradisiaques, dans une micro-communauté sélectionnée avec grand soin comme la leur. Et pour cause ! Depuis son ouverture dans les Baléares en Juillet dernier, Palma Coliving a reçu près de 200 demandes de freelance et de télétravailleurs de plus de 15 nationalités différentes. Après Majorque, ils viennent d’ouvrir une nouvelle destination ensoleillée à Valencia et ils ont l’ambition de s’étendre sur 30 autres destinations au cours des 5 prochaines années à l’aide d’investisseurs.

« Au-delà dʼune communauté respectueuse et bienveillante, nous souhaitons créer un impact positif sur la communauté locale où se trouvent nos co-livings. Par exemple, en plus de trier, recycler et de limiter lʼusage du plastique dans le coliving, nous faisons des commandes de fruits & légumes de saison avec les fermiers locaux, organisons des ateliers avec les associations locales et des ateliers avec les réseaux locaux comme le réseau PIAF et son club dʼentrepreneurs appelé CEP. Nous souhaitons contribuer à notre échelle à la promotion du tourisme professionnel “responsable” qui permet également de soutenir certains gouvernements à la recherche dʼune nouvelle cible de revenus en période de pandémie. » précise Matthieu.

Pour rejoindre Palma Coliving il faut “candidater” sur le site et chaque profil est validé uniquement s’il est en phase avec leurs valeurs comme des ateliers de soutien aux projets professionnels et personnels, du networking, des ateliers de cuisine, de la méditation, du volley-ball, ou encore des services “a la carte” type yoga, massage, chef privé, ou activité nautique.

Alors, préparez vos valises et familiarisez-vous avec Zoom ! L’ère des freelances nomades ne fait que commencer.

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