Sandrine Estrade-Boulet, une artiste tamponnée

Sandrine Estrade-Boulet, une artiste tamponnée

« Les visions de Sandiii sont comme les sucettes à l’anis. »

arrestation

 

Redécouvrir notre environnement en se marrant ! C’est tout le principe des œuvres fraiches et décalées de Sandrine Estrade-Boulet. Je ne connaissais pas cette artiste avant d’assister hier soir à Extravisions, mais ce que j’ai pu observer en me mettant dans un coin de la salle, c’est que son « street art à la cool » de mère de famille plait aux jeunes de 7 à 77ans. Mais au-delà de ces dessins que chacun appréciera à sa manière se cache bien plus… La sensibilité de l’artiste, sa source d’inspiration, sa philosophie…

Pourquoi faire ses œuvres de chez elle, sur ordinateur plutôt que dans la rue ? Pourquoi garder un nom si long plutôt que de prendre un pseudo cool comme le font certains artistes ? Pourquoi humaniser ces objets inanimés alors qu’elle aurait pu se contenter de les décorer tout simplement ?!

La réponse est simple… Voilà une ancienne directrice artistique, fan de photo, de dessin, de Bowie, et deux fois maman qui su garder une âme d’enfant. Une artiste timide qui ne veut pas imposer sa vision aux autres dans la rue et qui a donc choisi l’option de la « rue virtuelle : Internet ».

Une gagnante aussi, qui a créé la couverture du livre « Langue de pub : kit de survie du publicitaire » en gagnant la « creative battle » sur Facebook parmi tous les concurrents.

Et qui a publié « Hello City ». Mais qui n’en reste pas moins une artiste « tamponnée » qui ne cherche pas la notoriété, qui en est plus au stade de « l’expérimentation », et qui avoue tout bas que continuer à vivre de ça pendant le plus longtemps possible… « Ce serait le top » !

Hugo

 

L’idée de créer à partir de « rien » lui est venue comme ça… Un souvenir d’enfance que la plupart d’entre nous ont vécu… Si, si, vous savez quand vous regardez les nuages et imaginez ce qu’ils pourraient représenter ?! Ben pareil !! C’est ce que Sandrine s’attache à faire avec ses œuvres : le White Vador, la pin up, la touffe, et bien d’autres que vous pouvez découvrir ici.

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Madame Estrade-Boulet ? Une femme généreuse et reconnaissante aussi, qui tout au long de la soirée à remercier le studio PCP de l’avoir accueillie ainsi que les groupes de musique qui étaient venus pour l’occasion, sans oublier ses invités.

Et après tout ça, elle ose encore dire : « Je ne suis pas une artiste, je fais quelque chose qui me ressemble. »

N’est-ce pas ça être artiste après tout… ?

Extravisions : du 13 septembre 2012 au 12 décembre 2012 PCP -258, rue Marcadet-75018 Paris

Par Brice Blanquier

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