Publicis, I put a spell on you

Quand on n’a pas le temps de trouver le temps, ça sert à quoi de perdre son temps ? J’oublie donc McCann et je contacte Publicis.

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Publicis, vous connaissez. Pas besoin d’être publicitaire pour ça. Si vous ne connaissez pas sa pub, vous connaissez sûrement son pub. Vous voyez, le drugstore Publicis, juste en bas du siège, sur les Champs-Élysées. Ceux qui se sont jamais baladés sur l’avenue, le cœur ouvert à l’inconnu, ont peut-être eu écho du terrible incendie de Publicis en 1972, pour lequel on soupçonna l’organisation terroriste palestinienne. Les graphistes ont sûrement remarqué son étrange logo en forme de soleil qui représente le lion, signe zodiacal de Marcel Bleustein-Blanchet, le créateur légendaire de Publicis. Et ceux qui aiment boursicoter ne risquent pas de passer à côté non plus.

Je contacte donc Olivier Altmann, le directeur de la création. Et bien davantage. Tout publicitaire qui se respecte le connaît. Son « fan club » sait qu’il a fait le tour des « bonnes » agences en raflant quelques prix au passage, ceux qui font la renommé d’un créatif.

Que donne un créatif talentueux dans un monstrueux réseau international,[1] qui a un pied sur cinq continents, dans 104 pays, 1996 villes avec près de 1.000 agences et 44. 000 collaborateurs ? Autrement dit, comment réagissent des neurones pétillants plongés dans une machine à broyer le cerveau ? La fièvre du pouvoir peut-elle affaiblir l’audace ? La pression peut-elle éteindre la passion ?

Ce que je vais découvrir en premier c’est Maggy Toso, sa performante assistante qui fait barrage pour le protéger de toute pollution téléphonique. Et pour cause.
Avec tous les gens qui voudraient lui parler, il finirait par passer sa vie au téléphone. Et quand on cumule les casquettes, on doit gérer une flopée de créatifs, faire gagner quelques lions à son agence, organiser et faire bouger les choses, participer au jury, partir à l’autre bout du monde pour des meetings, tenir compte des besoins des actionnaires, mobiliser des talents pour des compétitions au niveau international… Ouf, j’arrête là. Rien qu’à citer son emploi du temps, je suis à bout de souffle. Tandis que lui, il ne doit plus avoir le temps de souffler.

Mais, pas question de passer à côté. Je dois absolument lui faire part du projet.
Je me souviens qu’un an au paravent, il avait répondu immédiatement à un mail d’invitation à la signature de mon bouquin. Un mec « open ». Le temps de retrouver son adresse et voilà, je lui envoie un mail, en me disant « corbeille direct ». Et bien, vous n’allez pas le croire, il répond aussitôt.
« Je rentre à l’instant. Pouvez-vous déjà m’envoyer le projet que j’y jette un œil ? »

Bon point ! Il communique. Il ne me connaît pas personnellement, il est plus-que-débordé, mais il répond illico presto et lit l’épais dossier. Il finit aussi par réagir au JSP, en m’expliquant le pourquoi du comment.

Il convient que « trop de pub tue la pub ». Et qu’aucun publicitaire, ni annonceur n’a envie que sa marque soit perçue comme une agression supplémentaire dans le paysage audiovisuel. Il pense que c’est dans l’intérêt des communicants de ne pas saturer le public de messages, qui en plus perdent d’autant leur efficacité qu’ils sont trop nombreux.

Ceci dit, il trouve que « le jour sans pub » est une idée intéressante, mais qui part
d’un a priori discutable : publicité = pollution. Il préférerait le « jour sans mauvaises pubs ». Mais Olivier Altman est lucide et il convient que c’est beaucoup plus difficile à imaginer 🙂

Mais il se pose des questions. Est-ce qu’un « jour sans pub » n’est pas une utopie au moment où tout est finalement une forme de publicité ? Et, puisque, pendant cette journée, on ne va pas retirer les enseignes permanentes, on ne va pas retirer les « product placement » dans les films, on ne va pas enlever les logos des produits, on ne va pas empêcher les médias de citer les marques, les entreprises. Bref, est-ce que « le jour sans pub » n’est finalement qu’un grand coup de pub ?

Et, puisque toute question mérite une réponse et que, tout compte fait, les principaux intéressés, c’est vous, je vous laisse le soin d’y répondre. Qu’en pensez-vous ? Le Jour Sans Pub, un coup de pub ou un pas concret vers une pub plus humaine ? Une utopie ou le débout du dialogue ? A vous de réagir. Ici, c’est vous qui avez le dernier mot.

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42 réflexions au sujet de “Publicis, I put a spell on you”

  1. Faut pas prendre le JSP au premier dégré. Ce jour, je n’irai pas dans mon frigo pour effacer la marque de ma cannette de Coca, je me fous aussi de la marque de ma crème à raser ou de mon shampoing ou de la lessive de ma mère. Ce n’est pas ça qui me dérange. La pollution c’est le bombardement de messages dans le métro, dans la rue, sur mon PC, à la radio, … 24 heures de calme, ça me suffirait largement.

  2. La première fois que j’ai entendu parler du JSP, je me suis dit que c’était encore une manipulation de publicitaire : un grand coup de pub qui permettait aux marques et à la pub de se faire remarquer. Par la suite, en lisant le déroulement de l’opération, en découvrant le côté éthique et l’engagement des partenaires et des marques, en voyant tout ce que vous pouvons gagner, j’ai changé d’avis. Le jour sans pub peut nous apporter beaucoup et tant mieux si les marques aussi en profitent, elles seront plus motivées pour le réaliser.

  3. M. Altmann réconnait déjà qu’il ne faut pas nous saturer de messages et il a l’intelligence de comprendre que quand il y en a trop, la pub devient inefficace. C’est déjà ça. Mais je crois qu’il a parcouru le dossier trop vite et n’a pas compris le JSP. Le jour sans pub ce n’est pas le jour sans marques, mais le jour de l’écoute et des réponses.

  4. M. Altmann a raison quand il dit qu’aujourd’hui tout est une forme de pub.
    Et bien souvent pas vraiment de bonne qualité. Mais je trouve qu’il déplace le problème 🙂 quand il parle d’enseignes permanentes ou de logos. Je suis du même avis de Marc. Ce n’est pas un logo sur une boite ou le nom d’une Entreprise qui me fait pousser des cris. Si moi j’ai le droit de m’appeler Paul, eux peuvent bien s’appeler l’Oréal, Nike ou Danone. Ce qui me gêne le plus c’est l’attitude facho des marques et de la pub qui me traite de CONsommateur, qui ne me donne pas le droit à la parole et qui continuer dans ce rapport où je dois tout subir, sans avoir la possibilité de réagir. Ce que je trouve extra dans le JSP, c’est que la pub et les marques se taisent pendant une journée POUR NOUS ECOUTER ET NOUS DONNER LA PAROLE. Le droit à la parole, l’écoute, l’engagement font tout l’interet du JSP qui devient un événement concret, pas une utopie.

  5. Le JSP va faire du bruit autour d’un problème de fond. Pourra-t-il le résoudre ?
    Je ne sais pas, de toutes les façons, il ouvre une discussion. Ce sera aux marques et aux publicitaires d’écouter et d’agir en conséquence.

  6. Il y a une phrase dans ce billet qui a retenu toute mon attention
    « le consommateur a envie de rugir plus fort que lui »
    J’ai pensé tout de suite à la magnifique pub Perrier (http://www.dailymotion.com/video...
    à laquelle Babette fait référence (petite maline!) dans le titre du billet, où la femme rugissait plus fort que le lion. Je crois que le message du JSP est bien résumé par ce spot. Le jour sans pub est le jour où les consommateurs parleront plus fort que la pub.

  7. Pour répondre à M. Altamann, oui, je pense que le JSP va faire de la pub à la pub. Mais je n’ai rien contre si moi aussi j’ ai quelque chose à y gagner.

  8. Enfin un publicitaire qui réagit en pensant à nous et en se posant des vraies questions. Les autres…. Pfft !

    Le médiatique Seguela est intéressé uniquement par son image et par sa position dans le show pubsinnes, mais, à aucun moment, il ne s’est demandé ce que le JSP pouvait représenter pour nous. Sa seule réaction a été de savoir ce qu’il en pensait l’autre mec du AACC.

    Madame Ferrebeuf a le mérite de s’être exprimé sur le blog, elle a dit vouloir dialoguer avec nous, mais elle s’est limitée à faire l’apologie de la pub, de son agence, et à demander nos réactions sur son dernier film Nespresso.
    Elle a bien parlé de respect du consommateur, mais c’est de la pure théorie. On voit bien qu’elle ne connaît pas nos besoins et ne s’interroge pas sur nos attentes.

    Monsieur Altman va plus loin, en se mettant à notre place. Y aurait-il un publicitaire qui ne nous prend pas uniquement pour des vaches à lait ? J’attends la suite.

  9. Personnellement, je souhaite que le jour sans pub se concrétise (je parle de l’événement, pas de l’utopie) pour la simple est bonne raison que cela peut redonner de la dignité aux personnes de ce secteur qu’est la publicité.

    Je dis bien de la dignité, car comment ne pas avoir honte lorsqu’on opère dans un milieu avec autant de pouvoir (médiatisation + beaucoup de relations + énormément d’argent + tout plein de gens créatifs) et si peu d’actions de grande envergure qui soit réellement désintéressées.

    Car des actions étiques, il y en a plein, mais elles sont majoritairement dictées par une logique d’intérêt financier via le capital image, et dès qu’il s’agit d’une opération « juste » pas encore à la mode, les intéressés restent figés et les capitaux fermés.

    Je trouve cela lâche et surtout empoisonnant pour l’émergence et la réalisation des vraies initiatives, car c’est cette pensée stricto-économique qui rend le milieu de la pub aussi cynique et du fait aussi peu crédible aujourd’hui.

    Ce qui serait vraiment remarquable, se serait que des marques (et surtout des personnes en vrai) se démarquent en cassant ce mythe qui nous fait croire que rien n’est possible sans gros intérêts.

  10. Tu as bien raison, Fred. Autrefois, j’étais fier de faire ce métier passionnant qui faisait rêver. La pub c’était un monde magique et on nous regardait avec respect et sympathie.
    Mais, depuis que le monde consumériste fait la loi et que la pub est devenue la main droite de l’économie libérale, nous sommes diabolisés et accusés de toutes les calamités de la terre.
    Aujourd’hui l’argent roi justifie tout et la pub abuse de son pouvoir en poussant à la surconsommation, sans se soucier du côté humain.
    Pourquoi Babette rencontre tant de difficultés pour réaliser le JSP ?
    Tout simplement parce que tout le monde hésite à investir dans des valeurs autres que l’argent. Les annonceurs ne parlent que de retour sur investissements, les publicitaires sont devenus des financiers, les médias veulent rentabiliser au maximum l’espace et ils finissent tous par perdre la face et la crédibilité.
    Les pouvoirs publics sont obligés de prendre la relève. L’affichage va être interdit dans la capitale, France Télévisions sera privée de pub, notre métier est de plus en plus méprisé par les consommateurs.
    Le « jour sans pub » permettrait de changer beaucoup de choses : il pourrait réinvestir les medias de sens, donner de l’essor à la création en créant la surprise, démontrer que certaines marques peuvent être éthiques, attentives, proches du consommateur et pas uniquement motivées par l’argent. Le JSP permettrait d’humaniser la pub, les marques, les publicitaires. Et de valoriser notre métier.
    Si M. Altmann, comme sûrement bien d’autres réduisent le JSP à un simple coup de pub, c’est qu’ils n’a pas saisi le sens de cette journée.

  11. « est-ce que "le jour sans pub" n’est finalement qu’un grand coup de pub ? »

    Je pense que les anti-pubs vont être d’accord avec vous, M. Altmann, mais moi, petit consommateur, je me dis que si une marque investit de l’argent uniquement pour m’écouter et pas pour vendre ses produits, ça devient un signe de respect. Le but ce n’est pas le même : la pub fait vendre, le JSP fait réfléchir et ouvre le dialogue.

  12. M. Olivier Altmann, vous etes sûrement un grand directeur créatif, mais vous etes totalement décalé de notre réalité, comme la plus part des publicitaires. Vous convenez que « trop de pub tue la pub », mais vous n’acceptez pas l’équation : publicité = pollution. Pourtant c’est comme ça que nous la ressentons. Pourquoi ne pas le reconnaître et repartir du bon pied ?
    Arrêtez de nous prendre pour une bande de nazes en nous embobinant avec des pubs soi-disant « éthiques » conçues pour faire gagner davantage d’argent aux marques.
    Vous devriez plutot leur faire comprendre que les belles paroles et la manipulation ne marchent plus. Nous attendons un geste, un vrai, sans fins commerciaux. Si les publicitaires et les marques prennent le JSP uniquement pour un coup de pub et n’arrivent pas à comprendre ce qu’une journée sans pub peut nous apporter, c’est que le mur dont parle Babette n’est pas prêt de tomber.

  13. Je me suis souvent baladée Champs-Élysées et je connais le drugstore Publicis, mais je ne savais pas que c’était aussi une grande agence de pub.
    La prochaine fois, je regarderai plus haut et je penserai à M. Olivier Altmann qui court partout et aux créatifs qui ont fait le joli film Orange.
    Moi j’adore la pub que, malgré tout, je trouve fascinante. Et j’adore le jour sans pub parce que c’est une idée originale qui peut permettre à la pub de continuer à nous surprendre.

  14. Il paraît que vous savez communiquer, M. Altmann. Alors pourquoi ne pas venir ici, pour discuter avec nous ? J’ai une question :
    Vous considèrez le JSP comme un grand coup de pub. Dans ce cas, pourquoi vous ne sautez pas sur cette occasion pour faire le plus grand coup de pub du siècle ?

  15. A suivre depuis quelques mois les aventures haletantes et brillantes de l’équipe du JSP, je ne peux m’empêcher d’attendre, pour être réellement convaincue, des éclaircissements sur les moyens concrets, opérationnels, qui mettront le consommateur au cœur de la démarche.
    Pour l’instant, les modalités opérationnelles décrites renvoient à la prise de parole des annonceurs qui par cette pause publicitaire peut laisser entrevoir des choix différents, en tout cas l’amorce d’une réflexion.
    Par contre, rien sur les modalités opérationnelles de la prise de parole des consommateurs : qui, où et surtout quand et comment ?
    Rien non plus sur les moyens de l’écoute. Encore moins sur ceux de la compréhension de ce qui sera peut-être dit et peut-être écouté….
    Certes des études évaluant l’impact du JSP sur l’opinion des gens (qui entre autres choses consomment) ou sur les marques et la pub peuvent être une source intéressante de réflexion pour les professionnels mais quelle sera la légitimité de l’ensemble du dispositif si le contrat de base n’est pas respecté ???

  16. Bonjour Catherine,
    c’est vrai, j’en ai parlé par-ci et par-là, au gré de nos rencontres ou de nos négociations avec les partenaires, mais je n’ai jamais donné le mode d’emploi global du projet. Comment le consommateur sera au cœur de la démarche ?
    Je vais essayer de vous donner une vue d’ensemble.
    Ce jour, et dans certains cas aussi les suivants, le consommateur pourra s’exprimer sur la presse, sur Internet, à la TV, à la radio et dans les espaces mis à sa disposition par les médias partenaires.
    La rédaction du gratuit Métro a proposé de renforcer la prise de parole du lecteur par des articles, des interviews, par son forum, par un mini-sondage sur le net ainsi que de créer une interaction entre son site et le site JSP.
    Le Parisien a préconisé de mettre à disposition plusieurs pages entières qui seront consacrées à donner la parole aux lecteurs et aussi d’étudier ensemble la meilleure manière de faire exprimer les lecteurs-consommateurs et de leur permettre de dialoguer avec publicitaires et Annonceurs.
    Avec NRJ, nous avons pensé de remplacer, pendant 24 heures, les espaces pub par des micro-trottoirs, par des interviews et des chansons à la demande.
    Et également de mettre à la disposition des auditeurs des numéros de téléphone et son forum, pour qu’ils puissent s’exprimer librement.
    D’autres micro-trottoir auront lieu dans le métro et en surface, grâce à d’autres partenaires, comme la RATP, qui leur ouvrira aussi la page « Traffic » pour qu’ils puissent prendre la parole.
    Certains annonceurs ainsi que l’agence de pub qui participera à cet événement pourront dialoguer avec le consommateur, à travers des Forums ouverts.
    Pendant les manifestations organisées avec certains partenaires (la Mairie de Paris, la Mairie d’Issy-les-Moulineaux, la RATP…) nous mettrons en place des dispositifs dqui permettront de faciliter l’échange.
    En ce qui concerne la TV, notre partenaire mènera des interviews, des tables rondes, des débats, des plateaux, des enquêtes. Les consommateurs qui ne pourront pas y participer auront la possibilité de s’exprimer par SMS ou par téléphone.
    Le « Chut d’or », devrait aussi créer une nouvelle interactivité en permettant aux téléspectateurs-auditeurs de s’exprimer sur la pub et de passer de leur rôle de récepteurs à celui d’acteurs.
    La toile sera concernée ainsi que les communautés de blogueurs.
    Si nos actions peuvent exister grâce aux partenaires faits et à faire, nous comptons, bien sûr, sur nos attachées de presse, pour sensibiliser les médias non-partenaires, pour qu’ils ne se limitent pas à faire écho à l’événement en le relatant, mais pour qu’ils creusent en profondeur et donnent la parole au consommateur.
    Nous avons prévu de contacter tous autresmédias, en particulier ceux qui sont interactifs (France Inter, RTL, RMC, Europe 1, Europe 2…) qui ont des programmes qui donnent la parole aux auditeurs.
    Sans oublier que chaque événement est désormais relayé en amont et en aval sur le Web. Certaines émissions radio, TV, ou certains journaux ont un espace permanent à disposition et sont associés souvent à des forums ou à des blogs ou communiquent avec leur public grâce aux MMS, les SMS.
    J’espère que mon résumé, qui ressemble déjà à un roman, vous donne un aperçu plus concret de la prise de parole du consommateur pendant le JSP. Mais si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas.

  17. Après la question de Catherine, je reviens à Publicis, aux publicitaires et plus particulierement à M. Altmann. Ce qu’il faut se demander ce n’est pas si le JSP n’est finalement qu’un grand coup de pub, mais si le JSP pourra changer les choses. A quoi servirait d’ouvrir le dialogue si les publicitaires n’ont pas vraiment envie de se remettre en question et de reconnaitre que la pub à sens unique ce n’est plus celle dont nous avons besoin ?

  18. Au fait, c’est déjà un signe d’objectivité de la part de M Altamnn de reconnaitre qu’il y a trop de mauvaise pub et que le trop plein peut faire deborder le vase. Je pense que c’est un premier pas vers la reflexion et le dialogue.

  19. Je crois, monsieur Altamann, qu’il faut être publicitaire ou journalistes pour se poser ce type de question. Le JSP est un grand coup de pub, et alors ? Si pour une fois, on utilise la pub d’une manière positive, où est le problème ? Regardez, même les antipubs ne se privent pas d’alerter les médias pour relayer leur message.

  20. M. Altman par ci, M. Altman par là. Par pitié, arretez !!!!
    Ce mec ne vous repondra pas ! Il se planque derrière le manque de temps pour éviter de communiquer;)
    Ouvrez les yeux, les gars, les publicitaires ont tous la grosse tête et se parlent entre eux ou ils parlent d’eux. Ils veulent bien s’exprimer pendant une conference ou une interview, ça fait vachement bien à leur image.
    Ils adorent aussi se faire mousser devant un publique ou un journaliste.
    Mais ils ne perdent pas de temps à échanger des idées avec leur tiroirs caisses. Nous sommes juste bons à faire Tling ! Tling ! ! Babette, te prend pas la tete avec ce mec. C’est cool d’essayer, mais lui, il n’est pas cool.

  21. en essayant d’en savoir davantage sur Publicis, je suis tombé sur Publicis net.
    Je crois qu’il s’agit de l’agence interactive de Publicis.
    Ils disent "Nous croyons au pouvoir des consommateurs sur les marques comme à celui des individualités sur notre organisation" Et ils ont aussi un blog.
    Ils sont ouverts au dialogue et surement moins occupés que M. Altann. Mais peut être qu’ils n’ont pas le même pouvoir…

  22. Je viens regulièrement ici pour voir s’il y a une réponse de M. Altamnn et j’ai une pensée pour vous et pour votre équipe. Vous en avez de courage, Babette, pour courir toujours derrière des gens occupés qui ne vous disent pas non, mais qui n’ont pas le temps ou la volonté de vous répondre. A la limite, il vaut mieux ne pas donner d’espoir que de laisser un dialogue en suspend. Monsieur Altmann, vous allez le trouver ce petit moment ou le temps c’est une excuse pour éviter de communiquer ?

  23. Bonjour,

    Idée intéressante mais difficile à mettre en oeuvre.
    Votre idée en déclenche d’autres comme des regroupements d’annonceurs sur une même pub.
    La pub tente déjà de se noyer dans la masse pour ne pas paraître pub.
    Une journée sans pub est comme une boisson sans étiquette, il n’y a que pour l’eau du robinet qu’il n’y en a pas. Et encore, on fait aussi sa pub …

    J’avais déjà pensé à une pub en silence, sur fond blanc, qui verrait apparaître un logo, calme et posé, avec comme accroche "l’énergie d’innover dans le bon sens". ça rejoint cette idée d’une non-pollution auditive et visuelle.
    Car dans tout ce bordel, c’est en étant calme que l’on devient différent.
    Le retour en arrière ne devient-il pas une mode en perpétuelle renouvellement ?
    Comme à chaque évolution, nous atteignons la résistance au changement, qui nous donne l’envie du retour au passé, avant un nouvel élan vers l’avenir, car le temps ne cesse d’avancer.
    La télé est une pub, elle existe pour la pub. Je considère votre idée comme un contre-sens.
    Quel en serait donc le but ?
    Montrer que la publicité nuit ? La télé nuit déjà, sans même la pub.

    La publicité est ici pour nous inculquer l’envie de consommer un produit.
    Pourquoi ne pas interdire la pub visible pour n’autoriser que la pub subliminale.
    Ainsi nous irions à l’essentiel, sans pollution perceptible.
    Et plaçons le comme une grande expérience, ainsi tout le monde serait avertit qu’il n’est qu’un mouton et ce en toute conscience.

    La publicité étant l’élément perceptible d’une société de consommation sans limite où le toujours plus est la seule démarche. Stopper cette spirale par une interruption ponctuelle, serait un calme dans un boucan sans cesse plus inaudible, telle une ville où se regroupe de plus en plus d’individus et où chacun ne parvient plus à s’entendre, ni même à s’écouter.

    En conclusion, pour faire une journée sans pub, il faudrait que vous vous accordiez avec tous les annonceurs programmés ce jour.
    Un seul écran silencieux, présenterait l’ensemble des logos et produits des annonceurs. Ce spot serait présent plusieurs fois dans la journée.
    Vous définissez une phrase d’accroche qui parvienne à divulguer un message de solidarité, dans l’intérêt des consommateurs mais qui ne risque pas de dénigrer trop fortement la propagande habituelle.

    Voilà, quelques idées.

    Mais n’oubliez pas, la télé est faites pour vendre du temps cerveau.

    Bruno

  24. Bonjour Bruno,
    désolée, j’avais raté votre commentaire. En ce qui concerne la créa, nous tombons à peu près sur la même idée. Je vous invite à lire ici : (http://www.lejoursanspub.fr/blog...
    En revanche je crois que nous n’avez pas tout à fait compris le but de mon action. Loin de moi de vouloir démontrer que la pub nuit. D’abord parce que je pense que la pub est nécessaire. Elle relance la consommation et créé des emplois. Puis parce que c’est mon métier. Et j’aimerais qu’elle évolue, s’adapte, se reinvente. Pour remplacer la quantité par la qualité. Et la banalité par l’intelligence. Ce n’est pas la pub que je combats, mais le trop de pub et aussi la mauvaise pub, celle qui est devenue intrusive, agressive, recyclée, inadaptée, ennuyeuse, sans éthique, celle qui ne comprend plus les attentes de son public. Celle-là oui, elle nuit gravement à tout le monde. Aux marques, à la pub, aux professionnels du métier, aux médias et aux consommateurs.
    Vous proposez des pubs subliminales… Et pourquoi pas un hypnotiseur à la télé ?
    Vous dites que « la publicité est l’élément perceptible d’une société de consommation sans limites, où le toujours plus est la seule démarche »
    Alors là, je ne suis pas du tout d’accord. Pourquoi on devrait s’entêter dans une attitude suicidaire ? Ils sont 79% à la trouver envahissante, 65 % banale, 58 % agressive et 51 % dangereuse. Et vous voudriez encore augmenter le matraquage ? Quand on en ingurgite trop, tous les jours, partout, on a forcément un phénomène de rejet. Et puis où est l’intérêt pour les annonceurs d’en passer davantage ? Elle est déjà devenue un brouhaha inaudible. On l’entend de moins en moins, les spots sont noyés dans une masse de spots qui se ressemblent. Vous le dites vous-même « Stopper cette spirale par une interruption ponctuelle, serait un calme dans un boucan sans cesse plus inaudible, telle une ville où se regroupe de plus en plus d’individus et où chacun ne parvient plus à s’entendre, ni même à s’écouter » Ca m’étonnerait que les annonceurs soient prêts à jeter leur pognon par la fenêtre. Et, pour finir, la malheureuse phrase de Pätrick Le Lay fait référence aux CONSommateurs. Moi je préfère la théorie de Thierry Maillet qui le considère des consommacteurs. A chacun sa vision des choses.
    Certains préfèrent regarder en avant, d’autres en arrière.

  25. Pourrais tu me communiquer l’adresse mail d’Olivier Altmann s’il te plait ?, je n’arrive pas à la trouver.
    J’ai inscris mon adresse mail dans la rubrique mail (facultatif).
    Merci.

  26. Oui, je comprends. Ca serait pour une demande de stage (ou futur emploi) après la fin de mes études qui se termine bientôt j’espère.
    C’est la raison pour laquelle je la recherche.

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