Disneyland et Paris, quatre marraines pour booster le tourisme francilien

Cela n’est un secret pour personne, le tourisme en Ile de France et sa destination la plus importante : Disneyland Paris, perd de la vitesse.  Il y a l’insécurité (what else ?) et pas que les attentats. Des visiteurs (Kim Kardashian, si c’est pas une honte ?) se font faire les poches. On n’est pas encore à Rio de Janeiro où il faut se balader quasiment nu pour ne se faire voler que son slip, mais on s’en rapproche.  Les hôtels, les restos, les compagnies d’aviation, les transports en tout genre se font des cheveux. On a beau accuser les conditions météo, un peu de marketing s’impose.

Il ne fallait pas moins que Valérie Pécresse, présidente du conseil régional d’Ile de France, Anne Hidalgo, maire de Paris, Catherine Campbell, chairwoman de Disneyland Paris et Mercedes Erra, CEO de BETC, oui quatre femmes d’influence, pour pouponner le tourisme qui bat de l’aile. Faisant fi de leurs antagonismes politiques, elles ont mis au point un dispositif de relance, mélangeant la magie de Disney et celle de la Ville lumière. Pour faire renaître les Spice Girls, il ne manquait que Minnie. Que l’on se rassure. Elle est venue à la fin pour ratifier le traité de paix entre le monde et la capitale française.

Une campagne rondement menée

Pour parler vite de la campagne – elle a été mise en place en un petit mois -, il s’agit de quelques images et d’un diaporama d’icelles. Minnie fait ses courses sous le spectaculaire dôme des Galeries Lafayette, Cendrillon, la Belle et la Bête, débarquent au château de Fontainebleau en un coup de baguette magique, un gâte-sauce de Ratatouille se glisse aux côtés d’Hélène Darroze et, Mickey conduit sa dulcinée au pied de la Tour Eiffel. Enfin mariés ? Quoi de plus romantique qu’un honeymoon au Champs de Mars ? « Paris is waiting for you » dit le slogan.

Le tourisme, c’est l’emploi

Rien d’extravagant que ces noces mais si on a gardé une âme d’enfant, on trépigne, si on est blasé on dit : « Bon ok, d’accord, la créativité, c’est la Belle au bois dormant et elle s’est piquée en filant sa quenouille. » Tant pis, tout est dans la com, ces visuels inonderont l’Europe jusqu’à fin mars, incitant les portefeuilles à s’ouvrir à nouveau pour visiter Versailles et ses environs, Paris et ses musées, et surtout à payer ses restaurants et ses taxis dont on espère un peu plus d’amabilité. L’emploi, c’est primordial.

Paris, reine du monde

Une opération de formation aux métiers du tourisme est lancée par Valérie, Anne jure ses grands dieux que Disneyland et Paris c’est à la vie à la mort. Catherine souligne la générosité du parc d’attraction qui invite régulièrement des petits Parisiens privés de vacances à passer gratuitement une journée à Marne-la-Vallée en compagnie des cast-members et à s’éclater sur Space Mountain. Mercedes a prêté BETC Corporate pour réaliser la campagne. Inévitablement, c’est à la Tour Eiffel, qu’un cocktail a réuni ce pow-wow de marraines exceptionnelles par un après-midi ensoleillé, offrant une vue bouleversante sur la ville. Bref, Paris sera toujours Paris avec ses clichés qui rapportent et ses morts que l’on s’attache à faire oublier.

QUI A FAIT QUOI 

Annonceur : Disneyland Paris
Responsables annonceurs : Catherine Campbell et François Banon
Agence : BETC Corporate
Directeur de création : Richard Desrousseaux
DA-CR : Christophe Vino
Production : Colombia Blanco

BETC, ça déménage !

Installée depuis 15 ans dans le 10ème arrondissement, BETC largue les amarres et part à la conquête de Pantin.

BETCPANTIN-ejoursanspubCela fait un moment que l’agence de publicité BETC se retrouve constamment sous le feu des projecteurs. (Non, nous n’avons pas un partenariat secret qui nous oblige à déverser un flot de commentaires plus dithyrambiques les uns que les autres sur l’agence en question. Celle-ci est réellement pétrie de bonnes intentions, toutes sacrément originales.)

L’agence de l’abeille nous a habitué à un quota de « wow » sur l’année, que ce soit par ses publicités remarquables, les prix qu’elle remporte, ou encore par son directeur de la création, Stéphane Xiberras. Et, alors qu’une routine semble s’installer, BETC parvient une nouvelle fois à nous surprendre. Projet « dans le pipe » depuis un certain moment, connu de certains mais inconnu par beaucoup, le déménagement de l’agence est en train de se concrétiser !
C’est en 2000 que BETC, auparavant installé à Levallois, investit les lieux du 85–87 rue du Faubourg Saint-Martin, une décision à contre courant avec celles d’autres agences de publicités qui préfèrent l’atmosphère d’affaires qui règne à l’Ouest limitrophe de Paris. Elle établit domicile dans l’ancien grand magasin Lévitan « Aux Classes Laborieuses », un pilier du quartier né en 1889, auquel l’architecte Frédéric Jung a donné un second souffle, pour être au cœur du commerce dans un quartier de commerce, dans la diversité des ethnies, ainsi que l’ambiance créative qui règne dans le 10ème arrondissement. BETC coule donc des jours heureux au sein d’un quartier auquel elle insuffle un certain dynamisme, et dans lequel elle n’hésite pas à apposer sa patte, réhabilitant pas moins de 7 bâtiments, dont l’hôtel Gouthière, afin de répondre à ses problématiques d’effectif et d’expansion.
2 La terrasse étage 5Toutefois, après une dizaine d’année d’activité, l’agence, dont la taille a augmenté démesurément (plus de 750 personnes éparpillées aux quatre coins du quartier), est devenue comme un enfant dont la poussée a rendu ses habits trop petits. Il va de soit que celui-ci est à présent trop petit et trop peu adapté aux besoins de la « bee » agency. A plus grande échelle, l’on pourrait même dire que c’est Paris qui n’est plus assez grand pour BETC. Mais où trouver un lieu qui corresponde à la philosophie prônée par l’agence et au caractère de celle-ci : regrouper l’ensemble de l’effectif sous un même toit ?
L’Oeil de Sauron se tourne alors vers Pantin, et plus particulièrement vers un certain édifice industriel laissé à l’abandon, dont la stature pourrait convenir parfaitement.
20 000m². C’est la taille des Magasins Généraux situés à Pantin, ayant servi, jadis, d’entrepôt des douanes, avant de fermer leurs portes en 2000, faute d’activité.  Devenu un « temple » du graffiti depuis 2004, à l’instar de feu la fameuse tour Paris 13, le lieu semble convenir parfaitement à une agence telle que BETC, ayant une identité d’acteur culturel, qui le décrit comme une rencontre entre « une fabrique d’idée et une fabrique industrielle ».
Graffiti Général, jSPProjetant de s’y installer en 2016, les travaux de rénovation ont d’ores et déjà commencé. L’agence met toutefois l’accent sur le fait qu’elle compte bien préserver la mémoire des lieux, concevant, à ce propos, un site web Graffitigeneral.com, proposant une visite 3D du bâtiment et de ses milliers de graffitis éparpillés sur les nombreux murs, et permettant même aux internautes de graffer, virtuellement bien évidemment, à leur tour afin de faire partie de l’Histoire.
Pour modéliser des locaux à son image, BETC a fait appel à son légendaire architecte Frédéric Jung, qui favorisera l’introduction du bois et de végétaux dans le but d’apporter du sauvage et de la nature dans l’enceinte de ces grands magasins. Ainsi, panneaux solaires, lumière naturelle, jardin et peut être même potager seront de la partie, dans une logique écologique et environnementale. L’espace de travail est également repensé : fini l’openspace dans toute l’agence, la volonté ici est de réaliser un clivage avec l’organisation typique des agences de publicité et créer le milieu de travail de demain. Par conséquent, l’espace de travail sera constitué à 50% d’aires personnelles composées de bureaux individuels, et à 50% d’espaces partagés allant du box de 2 personnes aux grandes salles de réunion pouvant accueillir pléthore de participants.
Graffiti JSP photo Yves Marchand et Romain MeffreSi l’espace de production est en général un peu chaotique en agence, avec des acteurs disséminés ça et là, BETC lui réserve d’avance près de 2000 m² dans ses nouveaux locaux, où son, vidéo, digital, image et digital pourront travailler au meilleur de leurs capacités. Dans les 5 étages des Magasins Généraux, 1000 m² seront dédiés aux espaces de convivialité. Avec les projets d’un restaurant d’agence, d’un café, d’un espace documentation, de terrasses donnant sur le Canal de l’Ourq, et surtout d’un rez-de-chaussée ouvert sur l’extérieur et favorisant des activités et commerces, on ne voit plus pourquoi certains iraient pointer leur nez au Starbucks du coin !
Soyons honnêtes, ce projet dantesque est une opportunité en or pour rivaliser avec nos pairs américains et anglais dont les locaux d’agences ont presque des airs de Disneyland. Ce qui différencie celui-ci, c’est que le déménagement n’est pas le seul objectif. Chez BETC, il y a aussi cette passion pour la reconversion de bâtiments industriels, la conception de nouveaux espaces et la dynamisation du territoire urbain. Pantin est également un lieu en plein essor, notamment culturel, depuis quelques années, auquel l’agence viendra apporter contribution, comme elle l’a fait rue du Faubourg Saint-Martin.   BETC veut surtout créer un espace de travail digne de l’agence et digne des gens qui y travaillent. Pour reprendre les mots de Mercedes Erra et Rémi Babinet, « la forme d’un bâtiment, son histoire, sa situation dans une ville, son voisinage, les proportion d’un bureau, la couleur d’un meuble ou la vue d’une fenêtre, peuvent changer le travail et la vie ».
boumA plus grande échelle, ce projet a pour ambition de ne plus limiter Paris à juste Paris. Il y a le désir de faire de ce nouveau QG le symbole de l’Est Parisien, dans un lieu encore méconnu de nombreux d’entre-nous, et de rapprocher Pantin et Paris, tout cela dans un unique but : transcender le Paris d’aujourd’hui, et créer le Grand Paris, le Paris splendide, le Paris du renouveau, le Paris qui rendra vert de jalousie New-York, Londres, Sao Paolo et Shangaï.
2016, c’est dans un an. Mais le projet à l’heure actuelle, déjà en cours depuis un certain moment, a de quoi faire frissonner d’excitation !

Les Chatons deviennent Matous

Hier soir, une vingtaine de Chatons ont été sacrés Matous lors de la remise de prix du Festival des Chatons d’Or, par des grand Ma(ni)tous de la pub et d’ailleurs.

La catwoman et mère de BETC, Mercedes Erra, Olivier Altmann, le lion qui se lance dans la jungle de la création de l’agence « Altmann+Pacreau », le tigre Pierre Berville, qui, après avoir déshabillé Myriam et vendu son agence à Grey est devenu rock’and roll, l’énergique Sébastien Forest qui fêtait hier les 16 ans d’Alloresto, le meilleur ami des flemmards, la force tranquille de Stéphane Martin, président de l’ARPP,  la pétillante Charlotte Bricard, journaliste et présentatrice de Culture Pub, Barka Zérouali directrice associée chez La Chose et présente sur tous les fronts, Pierre-Edouard Schmitt, le très connecté directeur de l’école IESA multimédia  Et la liste est encore longue.

BBEt bien sûr notre féline Babette Auvray-Pagnozzi et celui dont la crinière le prédestinait à présenter les Chatons d’Or, Laurent Allias… Un jury d’exception pour remettre 12 prix et 5 mentions lors de cette 3ème édition « engagée pour les idées ».bb3

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Une table ronde précédait la soirée, autour de Mercedes Erra, Olivier Altmann, Olivier Mathiot, le cofondateur de Priceminister et le photographe Sacha Goldberger et animée par Laurent Allias. « La nature d’une idée peut-elle changer la face du monde ? », vaste thème sujet au débat qui a beaucoup inspiré les interlocuteurs. Cette table ronde était également l’occasion d’en apprendre un peu plus sur les parcours pour le moins originaux de chacun, de la (courte) carrière de prof de français à la prépa vétérinaire (à vous de deviner qui est qui !), mais tous animés par un maître mot : l’idée. L’amour de l’idée, c’est bien ce qui réunit ces quatre enfants de la pub autour d’une même table. Pour Olivier Mathiot, « les petites idées peuvent même renverser les grands ». C’est bien l’idée qu’ils ont et qu’ils continuent tous de privilégier dans leur parcours. C’est d’ailleurs ce qui a poussé Mercedes Erra à créer BETC avec Rémi Babinet et Eric Tong-Cuong, afin de préserver les idées françaises en instaurant une culture internationale matérialisée par cette agence. Les idées, nos Chatons n’en ont pas manquées, place donc aux créations gagnantes.

La catégorie Print libre, la plus fournie, a laissé place à des créations aussi différentes que brillantes, ce qui a rendu le choix d’autant plus difficile.

Quentin Delachaux et Aurel Cablan nous donnent envie de retourner au Muséum d’Histoire Naturelle grâce à d’habiles jeux de mots.

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Catégorie Print : Quentin Delachaux – Remis par Mercedes Erra (BETC) et Pierre Berville (Music Bridge)

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Catégorie Print : Quentin Delachaux – Remis par Mercedes Erra (BETC) et Pierre Berville (Music Bridge)

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Catégorie Print : Quentin Delachaux – Remis par Mercedes Erra (BETC) et Pierre Berville (Music Bridge)

Charles Pivot et Fabien Hujeux ont revisité le célèbre #etçarepart de Mars avec des situations plutôt cocasses.

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Catégorie Print : Charles Pivot et Fabien Hujeux – Remis par Fabrice Kobik (Kia) et Babette Auvray Pagnozzi (La squadra)

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Catégorie Print : Charles Pivot et Fabien Hujeux – Remis par Fabrice Kobik (Kia) et Babette Auvray Pagnozzi (La squadra)

Oliver Britshees et Victor Boyer mêlent savamment suggestion et innocence enfantine dans une série de prints à double sens.

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Catégorie Print : Olivier Britshees et Victor Boyer – Remis par Sylvie Arditi (Radio Nova) et Tashi Barusha (Clear Channel)

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Catégorie Print : Olivier Britshees et Victor Boyer – Remis par Sylvie Arditi (Radio Nova) et Tashi Barusha (Clear Channel)

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Catégorie Print : Olivier Britshees et Victor Boyer – Remis par Sylvie Arditi (Radio Nova) et Tashi Barusha (Clear Channel)

La force des lettres prend tous son sens avec Yohann Benazzouz et Gabriel Palut pour Scrabble.

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Catégorie Print : Yohan Benazzouz et Gabriel Palut – Remis par Fouzia Kamal (CB News), Gael Clouzard (Influencia), Charlotte Bricard (Culture Pub) et l’ensemble du jury « Journalistes »

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Catégorie Print : Yohan Benazzouz et Gabriel Palut – Remis par Fouzia Kamal (CB News), Gael Clouzard (Influencia), Charlotte Bricard (Culture Pub) et l’ensemble du jury « Journalistes »

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Catégorie Print : Yohan Benazzouz et Gabriel Palut – Remis par Fouzia Kamal (CB News), Gael Clouzard (Influencia), Charlotte Bricard (Culture Pub) et l’ensemble du jury « Journalistes »

Romain Baudruche se sert d’animaux pour mettre en évidence l’importance de bonnes lunettes pour Grand Optical.

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Catégorie Print : Romain Boudruche – Remis par Sylvain Paley (M Pub), Stéphane Favereaux (Comm des mots) et l’ensemble du jury « Influenceurs »

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Catégorie Print : Romain Boudruche – Remis par Sylvain Paley (M Pub), Stéphane Favereaux (Comm des mots) et l’ensemble du jury « Influenceurs »

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Catégorie Print : Romain Boudruche – Remis par Sylvain Paley (M Pub), Stéphane Favereaux (Comm des mots) et l’ensemble du jury « Influenceurs »

Alloresto, partenaire « historique » des Chatons d’Or a été mis à l’honneur à travers un brief porté sur la flemme.

Rémi Dias Da Almas redore l’image de la livraison à domicile.

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Catégorie Marque : Brief Alloresto – Rémi Dda – Remis par Sébastien Forrest (Alloresto.fr) et Anne-Cécile Tauleigne (JWT)

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Catégorie Marque : Brief Alloresto – Rémi Dda – Remis par Sébastien Forrest (Alloresto.fr) et Anne-Cécile Tauleigne (JWT)

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Catégorie Marque : Brief Alloresto – Rémi Dda – Remis par Sébastien Forrest (Alloresto.fr) et Anne-Cécile Tauleigne (JWT)

Des idées qui font avancer les choses, c’est bien le letmotiv d’IDTGV qui proposait cette année un brief sur ses offres à bas prix.

Un prix remporté par Olivier Forestier et Jérémy Froideval pour leur visuel-concept simple et efficace.

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Catégorie Marque : Brief iDTGV – Olivier Forestier et Jérémy Froideval – Remis par Marie-Dominique Lacroix (iDTGV) et Xuoan Duquesne (La réclame)

Le brief Fotolia, une pub par des publicitaires pour des publicitaires, a donné lieu à de nombreux private jokes.

C’est celui-là de Yoann Vuagnoux qui rappelle à tous les créatifs une situation vécue qui remporte le prix.

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A miaulé !

Rappel : lancé il y a 3 ans, quelques jours avant le festival international de la publicité à Cannes, le Festival des Chatons d’Or a pour vocation de récompenser les personnes, les humains, et surtout les jeunes (de n’importe quelle âge) qui se cachent derrière des créations.

Mardi se tenaient les délibérations du Jury Professionnel des Chatons d’Or. Un jury à griffes et à crocs, présidé par la féline Mercedes Erra, le « E » de BETC.

mercedes erra-Babette auvray-pagnozziAutour d’elle, un jury comme on en a rarement la chance d’en voir, avec : Valérie Chidlovsky, à qui l’on doit la saga Evian, Pierre Berville, qui s’est notamment illustré en déshabillant Myriam pour l’afficheur Avenir, Lucie Pardo, directrice de la création multiprimée, Pierrette Diaz, Directrice de création de Y&R, Anne Cécile Tauleigne, Directrice de création de la JWT, Baptiste Thiery, directeur de création de Today, Olivier Bouas-Laurent, Président de Mademoiselle Scarlett, pour ne citer qu’eux . Ou encore notre Babette Auvray-Pagnozzi, sans qui le jury des Chatons ne serait peut-être pas ce qu’il est aujourd’hui.

photo2photo1Des grands de la pub qui se prêtent au jeu des petits. Mais le festival est aussi le prétexte d’un pont entre la publicité et le reste, une idée qui tient à cœur à Laurent Allias, l’un des fondateurs des Chatons d’Or, ingénieur parachuté dans le monde la pub. Se côtoient donc aussi autour de la table marques et médias, comme Nova Spot qui y trouve une « volonté commune de pousser les murs« . Ou encore la banque d’image Fotolia, dont la directrice de la communication Karen Seror a initié un brief un peu spécial : une publicité dont la cible n’est autre que les publicitaires, et qui a donné lieu à des créations riches en private jokes.

Pour cette 3ème édition, ce ne sont pas moins de 1000 créations, contre 900 l’année passée, qui ont été proposées en réponse à quelques 12 briefs, bien que certains aient été supprimés, par manque de participation entre autre.

jury Au menu : des quiproquos tordants, des clichés revisités, des sous-entendus évocateurs, des références publicitaires, des accroches puissantes, mais surtout un talent certain qui n’a pas manqué de surprendre agréablement les jurés. Notamment des réalisations de qualité malgré le peu de moyens, ce qui pour Sylvie Arditi, réalisatrice pour Nova Spot, est un « signal créatif fort« . Ce qui n’a pas rendu la tâche facile au jury, l’obligeant parfois à attribuer des mentions pour récompenser des créations difficiles à départager.

Rendez-vous donc le 3 juin prochain, pour les chanceux ayant leur place, pour la remise des Chatons d’Or au 6-8 boulevard Haussman Continuer la lecture

« Au lieu d’attraper des souris, chopez des prix ». Les Chatons d’Or reviennent !

À presque 2 mois du plus important festival de publicité au monde, les Cannes Lions, le monde créatif est en émoi. Mais il ne faut pas oublier qu’avant de devenir des lions, ils ont  tous été des chatons. C’est pour cette raison qu’il y a maintenant 3 ans, le prix des Chatons d’Or a été créé. Une initiative culottée, à 4 jours du Festival de Cannes, mais qui a reçu au démarrage la bénédiction du « grand ma(ni)tou » de la pub, Jacques Séguéla.

LOGO CHATON & BODY

Pour sa 3ème édition, les Chatons d’Or ont mûri, passant de prix à festival… tout comme leurs grands frères. Les Chatons d’Or 2014 s’annoncent également plus engagés : de « premier prix de créativité publicitaire normal et gratuit, ouvert à tous », la signature devient « Le festival ouvert aux idées qui font avancer les idées », signifiant bien là une volonté nouvelle de s’engager pour une « économie créative ».

3.5 Les Chatons d'Or 2014 - Idées qui ont du chien

Cette année, le festival se veut aussi plus ambitieux. Trois catégories, Briefée, Marques et Libre, avec des sujets comme « Lettre ouverte à l’avenir » ou « Apologie de la Flemme pour Alloresto« , pour trois fois plus de chance de se faire les griffes. Pour cela, pas un mais trois jurys d’exception : un Jury Publicitaire, composé de DC (dont Babette Auvray-Pagnozzi !) et annonceurs, présidé par la grande Mercedes Erra, fondatrice éponyme de l’agence BETC, mais aussi un Jury de Journalistes et un Jury d’Influenceurs. Le tout avec des partenaires au poil.

3.3 Les Chatons d'Or 2014 - Idées de tous poils

Que vous soyez publivore, créatif, étudiant, en agence, ou que aimez simplement les chats, venez montrer patte blanche en participant aux Chatons d’Or dès aujourd’hui jusqu’au 23 mai sur la page Facebook. Tous les renseignements pour participer et dans les moindres détails sont ici.

Et rendez-vous le 3 juin pour la remise des prix lors d’une soirée qui promet d’être ronronnante !  En attendant, découvrez la campagne des Chatons d’Or en vidéo ici, ou encore à cet endroit.

Si tout s’effondrait, je continuerais à planter des arbres. Mercedes Erra

L’interview se décline, enfin, au féminin avec Mercedes Erra, fondatrice de BETC et Présidente Exécutive d’Havas Worldwide. Le principe ? Je démarre des phrases qu’elle doit terminer d’instinct, sans trop réfléchir. Pas le temps de fignoler, d’enjoliver, de reformuler. C’est du tac au tac. Je prends aussi une photo-portrait avec mon IPhone, car je veux saisir la vérité d’un instant, d’un regard. Ça se passe toujours dans un café parisien. Mercedes a choisi le Saint James Club, un lieu privilégié, élégant, chaleureux et magique.

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Incroyable Mercedes Erra ! Il faudrait un livre et pas une interview pour la décrire. Elle a créé la plus belle agence de pub française, qui est aussi la plus grande agence européenne et elle est à la tête d’Havas Worldwide. Vous en connaissez beaucoup de femmes au pouvoir dans la pub ? Mercedes est un modèle unique qui ne ressemble qu’à elle-même. Battante à vocation, féministe convaincue, avec un talent à la hauteur de ses talons, aiguilles bien évidemment, c’est une tornade qui fait tout fleurir sur son passage. Elle a réinventé la fontaine de jouvence et fait du ciel un Paradis sur terre. Son exigence de travail est hors pair, et le dépassement de soi, fait partie de son quotidien. Vous allez penser qu’elle a quelque chose à démontrer ou une revanche à prendre. Même pas! Son but est tout simplement d’atteindre l’excellence. « Citius, Altius, Fortius », pourrait être sa devise. Pourtant, elle n’en a aucune. En revanche, elle a des convictions, qu’elle défend bec et ongles devant le Client. Oui, car Mercedes n’enrobe pas ses mots de miel et ne met aucun filtre à ses pensées. Elle est cash ! Véritable concentré de vitamine C, elle a tellement d’énergie qu’elle fatigue ses collaborateurs. Et parfois même ses enfants. Elle n’a ni modèle, ni devise, ni remords, ni regrets, mais une manie obsessionnelle du rangement. Pas étonnant. Chez elle, tout trouve la bonne place : les idées, le travail, la famille, son équipe. La sienne ? Dans la pub, un métier qu’elle aime et qui lui va comme un gant.

Petite fille, je voulais être… avocate.

Mon jouet préféré c’était… aucun. Je n’ai pas joué.

Jeune ado, je me prenais pour… pour moi.

Mon père (ma mère) aurait aimé que… je sois ce que je voudrais.

Je suis rentrée dans la pub parce que… j’ai fait un stage et j’ai vu que c’était un métier pour moi, ça m’a semblé évident.

J’en sortirai quand… je serai trop vieille et je n’arriverai plus à réfléchir si vite.

La veille d’une présentation importante… je répète.

Pendant les très longues réunions… je me concentre. Et j’écoute.

Dans ce métier, ce que je préfère c’est… réfléchir, avec mes équipes.

Dans ce métier, ce que je déteste c’est… ne pas pouvoir dire ce que je pense, ce qui m’arrive très rarement.

J’ai créé la plus belle agence française… parce que je me suis appliquée. Et parce qu’il y eu plein de talents, une accumulation de talents autres que les miens. Je voulais faire une très belle agence, elle est aussi devenue grande.

Le trait de caractère qui énerve mes collaborateurs c’est… l’incapacité de ne pas dire ce que je pense et aussi l’insatisfaction. Je ne trouve jamais que c’est très bien et ils sont obligés de me vendre que « ce n’est pas si mal que ça ».

Le trait de caractère qui énerve mon mari c’est… mon insatisfaction, ça l’énerve quand je me critique moi-même.

Celui qui énerve mes enfants c’est… le fait que je ne m’arrête jamais. Mon trop d’énergie les fatigue.

Entre un postulant bosseur et un autre talentueux, à mérite égal, je choisis… ni l’un ni l’autre. Je ne crois pas au talent sans le travail, je pense que ça ne veut pas dire grand-chose. Et je ne crois pas au boulot sans le talent, donc ni l’un ni l’autre.

Entre un homme et une femme, à mérite égal, j’engage… un homme parce qu’il n’y a pas assez d’hommes et que j’ai un problème de quota. J’aime beaucoup la diversité, je crois qu’il faut des hommes et des femmes, je suis pour la vraie mixité. Ca arrive si rarement qu’ils soient mieux que les femmes, donc si je tombe dessus, j’engage.

Si je devais choisir entre ma carrière et ma famille… je ne pense pas que ce choix existe, c’est rare qu’on ait à choisir, mais si je dois choisir entre une présentation très importante et m’occuper de mon enfant qui a un problème, je m’occuperai de mon enfant. Ce sont les gens qui sont prioritaires plus que les carrières.Toutefois, quand on s’occupe trop des enfants, c’est très lourds pour eux. Et on n’est pas fait pour se perdre soi. Moi, aujourd’hui, j’ai plus des problèmes avec les enfants dont je me suis trop occupée que pas assez, d’avoir été trop lourde aussi. Je ne pense pas que les enfants soient faits pour qu’on s’occupe à plein temps d’eux parce qu’après c’est invivable pour eux. Ils doivent trouver leur route et leur route ce n’est pas avec vous.

Je pense que les mots : « féministe » et féminine »… sont des très jolis mots qui vont très bien ensemble.

Les histoires de blonde… ce n’est pas grave. L’ironie masculine n’est pas grave. Ce qui m’agace le plus c’est la réalité, pas les commentaires de cet ordre.

Il existe encore (il n’existe plus) des gens qui font bouger ce métier… ça existe, bien sûr. Nous, ont fait bouger ce métier et j’imagine qu’on est pas les seuls. Mondialement, des agences comme Wieden et Kennedy ou BBH font bouger les lignes. En France, il y a des gens comme Jean-Marie Dru. D’ailleurs nous sommes dans sa suite. J’ai été plus sensible à Jean-Marie Dru qu’à Philipe Michel. Je pense que Philippe Michel était un grand commercial planneur, mais je n’ai pas été élevée par lui ni dans sa culture.

Je pense qu’à 50 ans, on a « raté sa vie » quand… on continue de chercher les responsabilités ailleurs. A 50 ans, on a fait son chemin, on ne peut pas dire « C’est la faute de… » Il faut chercher en soi. Et puis, la réussite c’est quoi ? C’est quand les gens vont bien, se sentent bien. Les riches ont réussi leur vie ? Non ! Et « rater sa vie », ça me semble un peu violent. En tout cas, je pense que la phrase de Jacques Séguéla n’a pas fait du bien à Rolex.

 J’ai toujours eu une devise (un porte-bonheur)… je ne suis pas du tout « modèle, devise, porte-bonheur ». J’aime bien l’idée « si tout s’effondrait, je continuerais à planter des arbres ». J’aime tout ce qui crée un futur et qui permet à l’être humain de se construire. Et mes porte-bonheur ce sont tous mes p’tits bouts, même si parfois ils m’épuisent.

J’ai une manie… je range tout. C’est grave, je range vraiment tout et je n’ai jamais vu quelqu’un de plus ordonné que moi, c’est une maladie. Je ne crois pas qu’il existe quelqu’un aussi ordonné que moi.

Dans un match France-Espagne, je supporte… ça dépend. Si c’est le Barca, le Barca, si c’est Madrid, la France.

Mes amis m’aiment parce que… je ne sais pas et je ne me suis jamais posé la question.

Mes ennemis me détestent parce que… je ne sais pas non plus et ça ne m’intéresse pas.

Mon plus grand moment de solitude a été quand… quand on a fait l’agence avec Rémi (Babinet, ndlr) et Eric (Tong Cuong, ndlr). Au début, ce n’était pas marrant. J’étais avec 2 garçons, et moi c’était le monde des bisousnourses, donc avec une autre façon d’être. Ça a été difficile de trouver sa place. J’ai dû oublier vite les bisousnourses. Mais ça m’a beaucoup appris.

Mon plus grand regret est de… je n’ai pas de regrets. C’est compliqué le regret. Oui, si quand j’étais petite j’avais été en Angleterre je parlerai mieux l’anglais…

Mon plus grand remord est de... je n’ai pas trop de remords. Quand l’un de mes enfants a une difficulté, je me dis que je dois y être pour beaucoup, je le regrette, ça remet toujours en cause des choses profondes, mais je ne suis pas quelqu’un qui regrette.

Si je devais donner 3 tuyaux aux jeunes qui veulent rentrer dans la pub… Étudier, se cultiver et penser que ce métier est très difficile. Il demande de la culture, de la rigueur, et beaucoup d’énergie. Mais, comme toujours dans la vie, il suffit de tomber sur ce pour quoi on est fait et, si on trouve, ce n’est que du bonheur. Moi, quand je suis rentrée dans la pub, j’ai eu de la chance. Je me suis dit « Oula! Ils ont inventé ce métier pour moi ». Faire le métier pour lequel on est doué c’est une véritable chance. Il y a des gens qui cherchent toute leur vie.

Si je devais donner 3 tuyaux aux vieux qui ne veulent pas sortir… s’ils sont en forme et s’ils sont bons, qu’ils restent. Moi, je ne vais pas sortir tout de suite. (sourire)

Si je devais raconter une anecdote de ma carrière… j’en ai une toute petite. J’avais gagné un très gros budget et un jour avec toute mon équipe et Rémy (Babinet, ndlr), je suis rentrée dans la salle, c’était l’une des premières réunions avec le client. Tout le monde parlait, ce n’était pas agréable. Et les clients ne tenaient pas compte de ce qui disait l’agence. Certains pensent que tout le monde peut faire ce métier, mais ce n’est pas vrai, c’est un véritable métier. Pour qu’on le respecte, il faut que nous mêmes on le respecte. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris, j’aurais dit : « Je ne suis pas sûre qu’il fallait nous choisir, pas sûre qu’on est faits pour être ensemble ». Et là, j’ai vu toute l’équipe se dire « Ça y est, on va perdre le budget, alors qu’on vient juste de le gagner ». Je me suis dit « Oula ! ca va être chaud, maintenant». J’ai eu de la chance qu’ils soient restés, comme quoi, on peut dire parfois les choses qu’on ressent. Je suis tout à fait capable de faire ce type de bêtises. Et il m’arrive souvent de dire ce que je pense.

MINIBIO : Diplômée d’HEC et de la Sorbonne (Maîtrise et CAPES de lettres), elle enseigne en 3ème cycle (DESS de Marketing et Communication des Entreprises) à l’Université de Paris 2 (Assas). Mercedes Erra est Fondatrice de BETC, devenue en 15 ans première agence française de publicité, classée deuxième agence créative au monde en 2010 (Gunn Report) et élue meilleure agence créative en France par CB News pour la 13ème fois en 16 ans. Elle est aussi Présidente Exécutive de Havas Worldwide et également Présidente d’Honneur de l’Association HEC. Mercedes Erra est Officier de la Légion d’Honneur et Officier dans l’Ordre National du Mérite. A titre personnel, Mercedes est engagée dans de nombreuses causes en faveur des femmes, de la jeunesse et des droits humains : le Women’s Forum for the Economy and Society dont elle est l’un des membres fondateurs, le nouveau forum Osons la France, l’UNICEF, la Fondation ELLE. Elle est également membre actif du Comité français de Human Rights Watch. Par ailleurs, Mercedes Erra a été nommée Présidente du Conseil d’Administration de la Cité Nationale de l’histoire de l’Immigration en janvier 2010 et est devenue Présidente du Conseil d’Administration de l’Établissement public du Palais de la Porte Dorée en 2012. Elle est également administratrice des groupes Accor, Havas, de la Société de la Tour Eiffel et de La Fondation France Télévisions depuis 2011. Mercedes est maman de cinq enfants.

BETC EuroRSCG entretient la jeunesse de votre esprit

« Ce n’est point le temps qui me manque, c’est nous qui lui manquons. » Paul Claudel

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On a beau planifier, s’organiser, déléguer, slalomer et se concentrer sur l’essentiel, les journées ne sont pas extensibles et le stock de temps à disposition est, hélas, limité.
Le phénomène s’accélère dans le milieu vibrionnant et performant de la pub où le rythme endiablé augmente en fonction des responsabilités. Et du nombre de casquettes. Sauf exception.

Mercedes Erra, par exemple. Elle porte le nom d’une voiture chic et confortable. « Classe A », le modèle le plus compact, ça va de soi. Mais elle conduit sa vie comme une Formule 1. Elle est Présidente de BETC Euro RSCG, la première agence française, mais aussi Coprésidente d’Euro RSCG Worldwide et directrice générale d’Havas. Et, comme si ça ne suffisait pas, elle préside aussi l’association des diplômés HEC, enseigne à la faculté d’Assas et a même été Présidente de l’AACC. Oui, c’est bien l’AACC à laquelle vous pensez. Vous rendez-vous compte ? Une nana élue à la tête de cette association ! Mais attendez avant de vous évanouir, parce que ce n’est pas tout.

Elle a été décorée « Chevalier de la légion d’honneur » pour sa contribution à l’économie française et à l’évolution du rôle des femmes. Parce que, en plus, elle trouve encore le temps de se battre pour l’égalité des sexes ou pour la défense d’un modèle français. Sans oublier, au passage, de soutenir des associations comme « Ni putes ni soumises » ou de faire partie du conseil d’administration de Force Femmes, qui défend l’emploi des « quinqua ». Et je vous en passe. Ce qui ne lui empêche pas de trouver le temps de donner des interviews et de faire des conférences. Ou d‘écrire des articles dans des journaux et revues nationales et internationales.

Mais bon, me direz-vous, une femme qui travaille sans cesse, a dû sacrifier sa vie privée. Même pas ! Elle a un fidèle compagnon, et, petit détail, cinq enfants, oui, cinq, comme les doigts de la main. Honte à vous qui trouviez difficile de jongler entre votre travail et vos deux bambins ! Comparés à Mercedes, nous sommes toutes des chiffes molles « flagada » qui feraient mieux de carburer à la vitamine C. Tandis que Wonder Woman assure tout et bien plus, en cumulant postes et titres prestigieux et en évoluant dans les hautes sphères du pouvoir. Mais comment fait donc Mercedes Erra ? A-t-elle signé un pacte avec le diable ? Ou a-t-elle le don de l’ubiquité ? A-t-elle découvert la machine à remonter le temps ? Ou nous cache-t-elle son sosie, copie conforme ?

Et pas la peine de me sortir la théorie du mec manqué. Cheveux platine, lunettes hype, sourire ravageur et œil de velours, le « E » de BETC ne présente aucun signe apparent d’excès de testostérone. Elle est plutôt du style glam-sexy avec un surcroit de neurones. Qu’elle utilise pour concotter des stratégies intelligentes, comme celle des « bébés nageurs » d’Evian.

Une battante à vocation peut faire bouger les choses, secouer la pub comme un chiffon poussiéreux sans avoir peur de sèmer la pagaille. Si jamais notre projet la passionne, elle n’hésitera pas à se battre avec nous. Je ne peux pas passer à côté d’elle. Et non plus d’Euro RSCG, ce groupe a été ma maison secondaire pendant très longtemps. C’est ici que j’ai consommé quelques années de ma vie. Quatre agences, trois fusions et des millions de moments. Passionnants, inquiétants, excitants, étincelants, légers, pesants, magiques, sombres. Bref, inoubliables.

Je lui envoie un mail avec le dossier. Je l’ai croisée dans une autre vie. Pas assez pour copiner, mais suffisamment pour savoir qu’elle ne me laissera pas sans réponse. Quoi que, avec le temps et le pouvoir, les gens peuvent changer…

Pendant que je construis des châteaux en Espagne, mon équipe est en effervescence. Les commerciales l’ont déjà élue porte-parole du JSP et son coté féminin-féministe leur semble être une juste revanche contre le mépris machiste auquel on a été si souvent confrontées. On se calme, ce n’est pas gagné.

Son assistante me rappelle rapidement. Mercedes lui a demandé de me contacter pour me dire qu’elle a bien lu mon dossier. Ce n’est pas qu’il ne l’intéresse pas, mais son emploi du temps est tel qu’elle ne peut pas me recevoir avant quelques mois.

Déception, désillusions, résignation. Soulagement. Tiens, ça lui arrive aussi de ne pas trouver le temps. C’est rassurant pour nous tous, communs mortels. Reste le doute. C’est sa doublure qui est partie en vacances ou sa machine à remonter le temps qui est tombée en panne ?