Chatbots, le commerce à l’ère de l’Intelligence Artificielle

Ce mardi, dans une petite serre, Vincent Mayet & David Mingeon d’Havas Paris et Laurent Couraudon de MFG Labs nous ont entrouvert les portes du futur… avec les chatbots.

Chatbots serre

Vous aviez cru pouvoir y échapper. C’est la sensation que vous aviez ressentie lorsque, le réveillon battant son plein, des bulles de champagne plein les encéphales, vous avez eu ce flashback soudain sur l’année 2016. Une année marquée par de nombreuses émotions, pas franchement toutes positives. Mais surtout par une victoire : la sempiternelle révolution technologique n’a pas eu lieu. Vous qui avez tant galéré à maitriser le tactile, qui avez dû adopter le « swipe », qui pilotez à présent mieux votre drone que votre voiture. 2016 n’aura pas bouleversé vos habitudes. Le poing serré victorieusement, vous entamez le fatidique compte à rebours.

Chatbots - presentation

N’en déplaise aux opposants du progrès, cette dernière est bel et bien toujours en marche. A l’heure où l’anticipation des tendances de demain est devenu un prérequis pour l’industrie publicitaire, Havas Paris ne se fait pas prier pour poser un pied dans le « turfu ». En signant un partenariat stratégique et commercial avec MFG Labs, agence spécialiste en I.A. du groupe Havas, Havas Paris compte profiter de toutes les possibilités créatives que la technologie a à offrir pour proposer aux marques et aux entreprises de nouvelles voies de communications avec leurs clients. Car si la communication publicitaire gagne à être révolutionnée, il en va surtout de même pour les expériences retail et CRM, toutes aussi importantes dans la captation et la fidélisation d’une clientèle.

A l’offre Paris Shopper d’Havas vient donc s’ajouter l’expertise bots de MFG Labs, afin de faire entrer l’expérience shopper dans une nouvelle dimension, et tout cela juste avec un seul mot : Chatbots.

Depuis le premier grand magasin d’Aristide Boucicaut, l’expérience en magasin a bien changé. Fut un temps où le client faisait entièrement confiance au vendeur et à son expertise pour acheter quelque chose. Aujourd’hui, la démarche est entièrement différente : on se renseigne en ligne tout en utilisant un comparateur de prix pour bénéficier de la meilleure offre possible, et l’on se rend ensuite en magasin pour acheter son produit, sans aides aucune.

Beaucoup mieux informé, le client n’a recours à son vendeur que pour des choix beaucoup plus spécialisés. Et même lorsque ce contact humain est réduit au strict minimum, il semble nous répugner. Peut-être est-ce la simple expectative de devoir converser avec quelqu’un qui nous parait insupportable, ou tout simplement l’habitude de tout avoir tout de suite qui nous a ôté toute envie de rester trop longtemps en magasin. Quoi qu’il en soit, le client, dans une société qui prône le « JE » et dont le regard reste constamment figé sur un écran de 15cm, est de plus en plus déshumanisé.

Chatbots IA

Enter les chatbots. Non, il ne s’agit pas d’un chat monté sur un exosquelette qui viendra vous terroriser pendant votre sommeil. Le chatbot, ou agent conversationnel, est l’usage d’une interface de langage naturel entre les clients, les marques ou les entreprises. Autrement dit une sorte de chatbox où nous interagissons avec une intelligence artificielle qui nous accompagne le plus loin possible dans un choix. Le concept a de quoi faire sourciller, et pourtant l’on dénombre plus de 33 000 bots mis en place dans le monde à l’heure actuelle, ce qui justifie un certain intérêt pour cette forme raffinée de technologie.

Il est vrai, la perspective de converser avec un robot n’a rien de très plaisant. Toutefois, il ne s’agira ici ni d’interpréter les signaux sonores d’un R2D2 ni de supporter traits d’esprits d’un K-2SO. En effet, la conversation avec un chatbot donnera l’impression de parler avec un humain. Derrière ce tour de passe-passe se cachent des agences telles que MFG Labs, dont les recherches, calculs mathématiques et les observations comportementales aboutissent à la mise en place d’intelligences artificielles uniques, dotés de personnalités originales et d’un champ lexical attitré, destiné à croitre pour reconnaître et répondre à tout type de requête. L’objectif est d’apporter de la vie dans le chat et de l’humanité, grâce aux temps de réaction et au ton, pour avoir l’air de parler à un ami ou à une personne, plutôt qu’à un ensemble de textes froids et préprogrammés.

Le concept, même s’il existe depuis plus de 4 ans en Asie, a fait son chemin aux oreilles du grand public en Avril 2016, date du lancement officiel des chatbots de divers services sur l’application Messenger de Facebook. Parmi les différents pionniers en la matière, on retrouve KLM, H&M ou encore l’inévitable Burger King aux Etats-Unis, permettant de réserver son vol, d’acheter des habits ou de commander son menu Whopper par messagerie instantanée. La France ne démérite pas puisque ses premiers Messenger Chatbots ont également fait leur apparition. Envie de rencontrer l’âme sœur ? Prenez votre portable, lancez Messenger et dans la barre de recherche cherchez Tom de Meetic. Besoin de partir ailleurs ? Réservez votre voyage avec le chatbot Voyages SNCF. Un besoin pressant d’aller voir les Strokes en live ? Ce n’est toujours pas pour tout de suite, mais Nina, le chatbot de Digitick (derriere lequel se cache aussi MFG Labs) vous proposera de bonnes alternatives de concerts. 

Chatbots pionniers

Si les chatbots sont une porte ouverte vers un monde d’opportunités, nous n’en sommes encore qu’à de simples balbutiements. Problème de reconnaissance lexicale, bugs, incapacité à traiter certaines réponses, cette nouvelle trouvaille technologique gagne à être perfectionnée et peaufinée pour éviter les crises de nerfs sur son smartphone et les rejets définitifs d’utilisateurs curieux. L’apprentissage reste donc la clé si l’on souhaite voire durablement les chatbots dans un futur proche.

3 grands types d’applications semblent se discerner pour leur utilisation. Si la messagerie instantanée, de par son format moderne, pratique et smartphone-friendly, semble être la plus prisée, on retrouve également les chatbots sur les pages web. Le site Heek, par exemple, permet de concevoir son propre site web par le biais d’une conversation avec un bot. Tandis qu’il nous pose des questions auxquelles l’on répond sur la gauche de la page, le site se construit progressivement sur la droite.

Les chatbots existent également en application voix, où Amazon Echo et Ok Google se disputent la part belle du marché. Une forme un peu plus humaine puisqu’elle nécessite de devoir parler au chatbot en utilisant sa voix, plutôt que d’écrire sur son clavier de portable. Bien évidemment, votre chatbot ne pourra pas vous préparer vos toasts comme vous les aimez ou même contrôler la température pour qu’il ne fasse ni trop chaud ni trop froid à la manière du Greta Cookie de Black Mirror. Il pourra cependant noter vos rendez-vous ou vos mémos, entre autres, ce qui n’est pas un mauvais début.

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Pour les utilisateurs comme pour les marques, les chatbots présentent de nombreux avantages. Simples à utiliser, facilement accessibles sur smartphones, ils sont surtout instantanés à l’utilisation. Fini le temps perdu en magasin. En moins de deux secondes, vous chattez, passez commande et c’est terminé. Sur l’air bien connu de Queen : « I want it all and I want it now« . Les marques tirent aussi leur épingle du jeu. En plus d’attirer une clientèle jeune, ils récupèrent de la data pour ensuite envoyer des contenus appropriés aux utilisateurs. On peut, bien évidemment, y craindre de la publicité intrusive, avec des messages push incessants. Il faudra juste espérer que les marques n’abuseront pas quand il s’agira de nous envoyer des notifications. Ou mieux encore : que ces « targeted ads » auront vraiment vocation à nous aider et/ou à nous proposer des deals dont nous avons vraiment besoin.

En plus d’être en marche, il semblerait que le futur soit aussi instantané. Les chatbots ne représentent qu’une infime partie du marché de l’intelligence artificielle, dont les opportunités semblent sans fin et toutes plus innovantes et abracadabrantesques les unes que les autres. Mais amélioreront-elles vraiment notre quotidien ? Certes, la contrainte de devoir se déplacer en magasin, endurer les mômes geignards, la cohue de la foule, les vendeurs inaccessibles et la fatigue conséquente, est sur le point de disparaitre. Mais le prix à payer est bien cher : entre deshumanisation, perte du contact humain, suppression d’emplois et mode de vie domestique, la révolution de la communication ne nous a jamais laissé aussi seuls. Le sacrifice de notre humanité et notre renfermement sur nous-même au profit du gain de temps en valent-ils vraiment la peine ?

C’est l’un des points qu’aborde David Mingeon, DG adjoint d’Havas Paris, en évoquant les 7 grandes tendances du commerce de demain. Le bilan qu’il dresse en parlant de « robolution » a de quoi faire frissonner. En effet, selon Gartner, 85% des interactions avec les clients ne nécessiteront plus de main d’œuvre humaine dans un décennie. Perte d’emploi, hausse vertigineuse du chômage, à défaut d’avoir notre peau, les robots auront nos jobs. Ça vaut de même pour nous, pubards, où chez MCCann Japon, c’est à présent un robot, AI-CD β, qui en sa qualité de directeur de la création se charge de mettre les idées de ses créatifs à la corbeille. 

Chatbot - tendances

Les boutons connectés et distributeurs automatiques viennent également alimenter le débat deshumanisation / praticité. En cliquant sur l’un des nombreux « dash buttons » conçus par Amazon, vous pourrez commander et recevoir chez vous tout ce que vous voulez, sans même avoir à faire quoi que ce soit. Quant aux distributeurs automatiques, déjà adoptés en France avec le premier distributeur de viande, ils nous permettront d’assouvir nos pulsions culinaires 24h/24, sans craintes de se retrouver nez à nez avec un écriteau « fermé ». Nos habitudes d’achat sont donc bel et bien parties pour changer d’ici peu.

Heureusement, conscients de l’enjeu, quelques irréductibles commerces nous offrent un peu de répit dans ce monde allant à 141,6 km/h. Ainsi, la marque de cosmétique Origins prône le « slow shopping » avec des boutiques où les clients sont invités à prendre leur temps, tester les produits, dans des décors « comme à la maison ». La concession Echo Park Automotive, fonctionnant sur le même principe, invite ses clients à prendre leur temps, comparer leurs offres avec celles d’autres concessions, à mettre un potentiel acheteur dans de bonnes conditions plutôt qu’à le stresser avec pléthore d’offres uniques limités dans le temps. Emergence et montée en puissance des communautés, prise d’importance de la RSE, de voir les salariés défendre de vraies valeurs nobles en entreprise, des community store. C’est vrai, le futur a aussi du bon.

Chers opposants au progrès. Si les innovations tant promises se sont faites aussi discrètes, ce n’est que pour mieux nous surprendre au détour. Ainsi, l’Intelligence Artificielle, tant redoutée par Stephen Hawking, est toujours au goût du jour, prête à intégrer notre quotidien, à le bouleverser, pour le meilleur (et pour le pire). Car on ne peut pas arrêter le progrès. On ne peut pas arrêter ce rouleau compresseur qui, en 2017, se prépare à tout dévorer sur son passage. Qui va vous coller des robots partout. Qui va vous en faire voir de toutes les couleurs avec plein de nouveaux boutons, de nouveaux services, de nouveaux mots techniques et anglicisés que vous devrez maitriser, et tout cela à toute vitesse. Mais tout n’est pas mauvais dans le futur. Même s’il est flippant, il s’annonce quand même assez prometteur. En tout cas, chez Havas Paris, on ne préfère pas l’attendre le futur. L’agence annonce déjà vouloir convertir une dizaine d’enseigne aux joies des chatbots. Un pari ambitieux et intéressant. Et on n’en attend pas moins d’eux. 

Ca vient de tomber, lundi 13 juin 2016

Une campagne de Médecins du Monde censurée pour ne pas déplaire aux laboratoires pharmaceutiques

L’ONG Médecins du Monde aurait dû lancer une campagne choc, ce lundi 13 juin choc contre le prix de certains médicaments. Mais il n’en sera rien, elle a été “bloquée” par l’Autorité professionnelle de régulation de la publicité (ARPP) qui juge qu’elle pourrait nuire aux laboratoires pharmaceutiques.

Source lesinrocks.com

 

L’Observatoire de l’économie du sport (OES) veut favoriser la recherche

Le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports n’a pas choisi par hasard l’Euro de football pour communiquer sur la naissance de l’Observatoire de l’économie du sport. Afin d’encourager la recherche dans ce domaine de l’économie du sport, l’Observatoire annonce le lancement de deux concours récompensant la meilleure thèse de doctorat et le meilleur mémoire sur le sujet, dotés de prix de 3000 et 2000 euros, respectivement.

Source lequipe.fr

 

La ville de Saint-Denis est fière de présenter son #EquipeStDenis

À l’occasion de l’EURO 2016, la Ville de Saint-Denis déploie un dispositif événementiel inédit à destination des Dionysiens, intitulé « Équipe de France de Saint-Denis ». La ville profite de cette manifestation pour diffuser un message positif aux médias qui conservent une vision étriquée des banlieues et de leurs habitants. Elle confie à Rosbeef! l’orchestration web de cette campagne, composée d’un film et d’un dispositif digital inspiré des vignettes de football, qui permettra aux Dionysiens (et tous ceux qui partagent les valeurs de la ville) de matérialiser leur appartenance à l’#EquipeStDenis.

Source Communiqué de presse

Infographie : Euro, le match des équipementiers

L’Euro, c’est aussi une histoire d’équipementiers. Depuis quelques années, le match s’est focalisé entre Nike et Adidas. Repucom publie une infographie sur les grands chiffres de cette compétition. Suite à un problème technique, l’infographie n’était pas lisible. Nous la republions.

Source cbnews.fr

Bluetooth 5 : cap sur la publicité géolocalisée

Depuis quelques temps, le Bluetooth est utilisé à des fins marketing. Cette technologie sans fil d’une portée d’une dizaine de mètres permet de remplacer la géolocalisation par satellite (GPS) en magasin. Les commerces installent des balises (aussi appelés beacon) qui portent un identifiant unique et qui sont détectées par l’application du commerçant.

Source clubic.com

leboncoin : première campagne dédiée à l’emploi, signée Havas Paris

Visible en TV, presse, digital et sur les radios du 12 juin au 3 juillet, la campagne signée Havas Paris est constituée d’un film (30’), d’une prise de parole en presse (3 visuels) ainsi que de 2 spots radios.  leboncoin, est aussi aujourd’hui le premier site privé d’emploi en France avec 300 000 offres d’emploi disponibles. https://www.youtube.com/watch?v=M9mI7sL4Txo

Source Communiqué de presse

Canal + Premier rang, une campagne pour fidéliser les abonnés

Des places privilégiées pour les plus grands matchs, des accès aux coulisses des émissions, aux tournages des Créations Originales… CANAL PREMIER RANG prolonge l’expérience des abonnés au-delà de l’écran pour leur faire vivre et partager des moments inédits. Deux versions du film (30s et 45s) seront diffusées à partir du 13 juin sur CANAL+. https://www.youtube.com/watch?v=QLV83TaAeZw&feature=youtu.be

Source Communiqué de presse

Un an dans la vie d’un Chief Digital Officer, en 5 étapes

« Recruter les meilleurs est la tâche numéro 1 d’un CDO » : En plus des chasseurs de tête qu’il mobilise, Dan Gertsacov active donc son réseau sur LinkedIn et mise sur le cooptation. « Google donnait 4 000 dollars à chaque recrutement issu de la cooptation. Chez McDonald, j’ai trouvé un petit hack pour compenser.

Source petitweb.fr

Paroles de jurés cannois : Olivier Apers, BETC

« Les opérations de Promo & Activation qui gagneront sont un savant mélange de stratégie, d’idée créative, d’exécution et d’activation. D’ailleurs, nous jugerons tous les travaux selon ces critères, en y incluant les résultats que chaque idée aura pu récolter. »

Source cbnews.fr

CB News souffle ses 30 bougies

Sous l’ombre bienveillante de Christian Blachas, la grande famille de la pub s’est réunie mercredi pour découvrir le palmarès des Hits d’Or 2016. La soirée, qui s’est déroulée au Théâtre du Renard, a été cependant bien plus qu’une remise de trophées puisqu’elle tombait le jour du trentième anniversaire de CB News !

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Pas de blabla ni de discours ennuyeux et attendus : ce grand prix s’est déroulé dans une ambiance familiale et conviviale. On a même pu voir Fouzia Kamal, l’un des fleurons de CB News, virevolter entre les convives pour les ravitailler en amuse-gueules. « C’est comme à la maison », nous a-t-elle confié avec un grand sourire. Il y a des moments importants et privilégiés qu’il faut savoir savourer avec la plus grande simplicité !

Cette année, BETC taquine une nouvelle fois le firmament. Stéphane Xiberras a
remporté pour la quatrième année consécutive le titre de meilleur Directeur de la Création. Ne dit-on pas qu’il s’agit du chiffre de l’équilibre et de la perfection ? En tous les cas, notre homme est loin d’être lassé par la victoire: « C’est toujours une grande joie d’être récompensé et mon égo déraisonnable m’empêche d’être blasé ! » a-t-il blagué.
« Plus sérieusement, j’aime ce prix qui récompense un travail sur la durée. C’est d’ailleurs une particularité de BETC : travailler sur la durée avec nos clients, construire des relations solides dans l’agence, bref on est dans la construction nous autres ! ».

Sur l’estrade de la consécration, force a été de constater que la gent masculine était surreprésentée ; les femmes créatives auraient-elles déserté BETC ? Mais Stéphane Xiberras, dans un grand éclat de rire, a su nous rassurer : « Non, nous sommes fiers de compter dans nos rangs autant de femmes que d’hommes à la création. En revanche, vous avez raison de le noter : ce soir-là, il y avait peu de femmes sur l’estrade ».

2016 hitsEnfin, lorsqu’on lui a demandé qui aurait pu remporter le trophée à sa place, Stéphane Xiberras a répondu avec humour que seul Remi Babinet (Le B de BETC) aurait mérité de le gagner. C’est clair, sur la durée, en déhors de BETC… il n’y a que BETC.

Elus respectivement meilleur DA et meilleur CR 2016, Florian Roussel et de Guillaume Blanc ont pu enfin savourer la victoire en tandem. Pour Guillaume Blanc, il s’agissait avant tout de faire -tout comme avec l’inénarrable Rodolphe de Free– une campagne populaire et qualitative. Si la campagne EDF a électrisé le team d’Havas Paris, elle a aussi propulsé en tête du classement le réalisateur Éric Judor qui caracole grâce à la série drôle, ElectRIC, où il joue aussi en enchainant les galères et en mettant la patience de son conseiller EDF à rude épreuve.

Les autres lauréats ? Des professionnels comme Rémy Gendre, meilleur Web Designer de l’année, Aleksi Cavaillez, meilleur illustrateur, la jeune agence ST.John’s, meilleure agence en pondéré et l’agence Fred & Farid qui a décroché la 5eme étoile avec Biocoop une campagne éco-responsable qui aurait rendu vert Nicolas Hulot.

Et pour la deuxième année consécutive, le prix du meilleur photographe va encore à    Hervé Plumet ! Le photographe a-t-il fini par prendre le pas sur le célèbre DC ? Cette question ne semble pas primordiale pour lui : « Je ne sais pas. Aujourd’hui je croise de jeunes créatifs qui ne connaissent pas mon ancien job et c’est très bien comme ça ». Toutefois, c’est sans aucun doute l’œil du créatif qui a permis à Hervé Plumet d’accéder à la première marche du podium : « Si on ne s’en tenait qu’au board ou à la maquette, on livrerait des produits surgelés, sans vie, nous a-t-il confié, il ne faut pas perdre l’idée, mais il faut aller un poil plus loin quitte à revenir dans les clous. Pousser les limites c’est le minimum syndicale, sinon à quoi bon torturer un photographe ou un réal si le créatif ne veut rien en plus de son animatic ? » Hervé Plumet a remporté ce prix notamment grâce à Stihl et Purina, mais surtout grâce à la campagne Carel qui lui a permis de renouer avec son ancienne activité.campagne carel-le jour sans pub Toutefois, il regrette la fuite de la créativité vers la tuyauterie d’internet, où tous les moyens sont employés pour piéger les consommateurs. « La pub n’a jamais été aussi mauvaise qu’aujourd’hui, tout ressemble à de la promo et plus personne ne pense à construire des territoires de marques vraiment innovants. Tout le monde (ou presque) a oublié la phase de séduction et les marques veulent coucher directement avec le consommateur dès le premier soir sans passer par le restaurant », déplore-t-il.

Heureusement que les Hits d’Or sont là pour nous rappeler que les bonnes préliminaires et l’endurance sont toujours à la base du plaisir !

Le palmarès : 
Meilleure agence : BETC
Meilleure agence en pondéré : St.John's
Meilleur DC : Stéphane Xiberras / BETC
Meilleur DA : Florian Roussel / Havas Paris
Meilleur CR : Guillaume Blanc / Havas Paris
Meilleure maison de production films : Rita Films
Meilleure maison de production son : Schmooze
Meilleur réalisateur : Eric Judor
Meilleur photographe : Hervé Plumet
Meilleur web-designer : Rémy Gendre / Fred & Farid
Meilleur illustrateur: Aleksi Cavaillez / Fred & Farid
La 5e Etoile : Biocoop by Fred & Farid