La Porno-vengeance 2.0

La Porno-vengeance 2.0

La porno-vengeance est un plat qui se mange chaud ?

À l’heure des smartphones et des réseaux sociaux en tout genre, pour se venger, on n’attend plus que le cadavre descende le long d’un fleuve. 

Elle vous a quitté ? Après une rupture, certains se lancent dans la porno-vengeance (plus hype : le revenge porn), une pratique qui consiste à publier sur Internet des photos ou des vidéos olé-olé de ses anciens partenaires sans son consentement. Au Brésil, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou au Japon, c’est même devenue phénomène de société. Selon la DMCA, l’association qui vient en aide aux victimes de cette pratique, le revenge porn se fait à 90 % au détriment des femmes.

Aux US, onze Etats américains ont suivi l’exemple du New Jersey, qui, dès 2004, légiférait sur le sujet, et une dizaine d’autres y songent sérieusement, avant, peut-être, une loi fédérale. 

Au Brésil, le nombre de victimes de la porno-vengeance ayant quadruplé en deux ans, la mairie de Curitiba avait lancé une brillante campagne WhatsApp pour mettre en garde contre la violation de l’intimité, en particulier des filles et des femmes avec des images et des vidéos délibérément floues, qui rappelaient le fichier en cours de téléchargement.

campagne WhatsApp brésilienne sur la porno vengeance

Et en France ?

En France aussi la porno-vengeance sévit. La porno-vengeance est en pleine expansion. La première condamnation tombée en France pour ce genre de cas remonte au 3 avril 2014, quand un homme de 35 ans avait été condamné à 12 mois de prison avec sursis et à une obligation d’indemnisation pour avoir diffusé sur Facebook, et sur certains sites de rencontres, des photos dénudées de son ex-compagne, accompagnées de son nom et de son adresse. La femme, une enseignante de 37 ans, l’a appris par ses élèves.

Depuis, la loi pour une République numérique d’octobre 2016 contient deux articles (226-1 et 226-2) réprimant explicitement la porno-vengeance. Et si le délit est constitué, l’auteur des faits encourt jusqu’à un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Mais peu de femmes le savent. A quand une belle campagne de pub chez nous pour s’y intéresser de près ?


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