ARPP : se déguiser, c’est tromper ?

Stéphane Martin DG de l’ARPP et Mohamed Mansouri, Directeur des Opérations et des Systèmes d’Information

La publicité déguisée en bonne copine est-elle payante ? Pour échanger sur ce sujet délicat, l’ARPP nous a convié au OnePointdans un cadre informel et agréable.

Qui l’aurait cru ? Les Influenceurs font désormais partie du social marketing. Et plus précisément du marketing d’influence. Pour les marques, c’est une manière maline de passer à travers le maillage des robots et des outils de blocage publicitaire. Pour les Blogueurs, Instagramers, Youtubers c’est un business juteux ou une manière de mettre du beurre dans les épinards. Le marketing d’influence s’impose comme donc un formidable outil de communication et d’augmentation des ventes.

Onepoint

Rien qu’au mois de juillet, plus de 300.000 publicités payées déguisées en post ont été publiés sur Instagram  (selon l’étude menée par Bloglovin). On a pris trop longtemps le consommateur pour un con. On continue. Et manipuler le consommateur c’est dangereux. Il s’était tourné vers ses semblables car il avait perdu la confiance dans les marques; il écoutait ses conseils et ses avis plutôt que les arguments des annonceurs. S’il découvre qu’on a trahi sa confiance en faisant du business sur son dos avec un manque total de transparence…

Car oui, se déguiser, c’est tromper. Et c’est bien payant. Au moins, pour certains Influenceurs qui s’en mettent plein les poches. Mais le problème c’est que l’addition peut être très salée pour les marques et pour le métier. Car elle risque d’avoir un effet boomerang. Et le retour va faire très mal.

Mais quelles sont les limites, les règles ? Pour le moment, aucune. Il y a des blogs honnêtes et transparents (comme le jour sans pub 😉 et d’autres à la solde des marques. Heureusement que l’ARPP a pris les choses en main et a présenté la nouvelle recommandation adoptée par les professionnels. Et vous pourrez découvrir ici, les nouvelles règles.

Se faire payer pour faire de la pub, il n’y a rien de mal à ça, mais pourquoi le cacher ? Bref, aux Influenceurs d’assumer. L’ARPP pense que tous ensemble on pourra s’améliorer. Avec du bon sens et des responsabilités partagées entre marques et Influenceurs.

Quand on sait  qu’après un test effectué par la FTC, la grande majorité des utilisateurs changent d’avis sur une publication en apprenant qu’un influenceur a reçu une compensation financière et que selon l’étude The Social Survey, 77% des internautes ignorent la signification du #sp (publication sponsorisée) et 48% celle du ad #ad (publicité), la solution n’est pas évidente. On salue le courage de l’ARPP qui s’attaque à un problème de taille et on lui souhaite bonne chance.

A quand un #Influenceursousinfluence ?

Crédit photos : Jallal Seddiki

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