Le Club des DA : pour une poignée de boules

Mesdames et messieurs, la saison des remises de prix est lancée. Après, les Hits d’Or, le Grand Prix Stratégies du Digital, c’était au tour du Club de DA de faire son entrée en jeu. 

Credit photo Guillaume Blanchon

Qu’on se le dise, le métier de publicitaire n’est pas le plus facile. Oui, mais voilà, le jeu en vaut la chandelle. Parce que malgré les heures passées à trimer, on prend quand même plaisir à réaliser une campagne. Que dans un monde qui part en vrille, la créativité est un refuge. Qu’avec le bon travail, la consécration n’est jamais loin. Et mardi soir, ils sont encore quelques-uns à avoir rejoint le Panthéon des plus grands.

Credit photo Guillaume Blanchon

Cette année, c’était la 48ème édition du Club des Directeurs Artistiques. 48 ans pour une remise de prix qui n’a rien à envier, en termes de longévité, aux fameux Cannes Lions crées en 1954. Et pourtant, les deux ne pourraient être plus différents. D’un côté, la Mecque de la pub : la croisette, les yachts, l’ambiance faste, le grand show, le bronze, l’argent et l’or. De l’autre, le sobre, le minimalisme, le discret, l’élégant, le noir, le blanc et les boules. Deux mondes aux antipodes. Avec son image un peu hautaine, et surtout face au nombre de festivals de la publicité qui se sont créés depuis, on peut se demander si le Club des DA n’est pas un peu dépassé aujourd’hui. En guise de réponse, il n’y a qu’à observer la salle de l’auditorium de la Maison de la Radio, lieu de remise des prix, remplie à craquer d’une foule de gens composée d’espèces créatives en tout genre. Sous le regard bienveillant de Bertrand Suchet, le Président.  De quoi se dire que le prestigieux Club a encore de belles années devant lui.

Credit photo Guillaume Blanchon

Aux grandes boules, les créatifs reconnaissants. Une fois n’est pas coutume, le duel fratricide entre l’ogre BETC et la machine Buzzman a continué de plus belle. Cette fois encore BETC est reparti les poches pleines de boules, grâce à ses campagnes pour Canal+, Addict’Aides et Cilit Bang. Pas de quoi avoir les boules pour , qui lui aussi a pu en palper, en récompense des belles campagnes pour Burger King et 30 millions d’amis. Sans compter que l’un des ses créatifs, Benjamin Dessagne, a été élu Créatif de l’année.

Mais si les deux DC dominent leur sujet actuellement, il est aussi rafraichissant d’avoir pu goûter à d’autre types de plaisirs pour les yeux. Comme, par exemple, le superbe clip animé de Dior pour Eau Sauvage réalisé par l’agence Jungler. Oul’excellentissime habillage TV d’ARTE pour son émission Summer of Scandal, où Iggy Pop nous fait de la « fartology ». Comme la redécouverte de l’exceptionnel clip interactif de Sid Lee & Breakbot pour les Pages Jaunes. Comme le très beau design de marque de France Info made by l’agence Movement Paris. Et Stéphane Xiberras de partager son trône de meilleur DC de l’année avec Benjamin Marchal et Faustin Claverie de TBWA\Paris. Comme quoi, malgré les apparences, la concurrence est très rude.

Grâce à son niveau très haut, cette édition du Club des DA a de quoi être époustouflante. Peut-être parce qu’elle tient à être plus diversifiée que ses pairs. Ou bien grâce à  l’excellence créative. En tout cas, pour les agences de publicité, la tournée ne fait que commencer. Si BETC, Buzzman et TBWA\Paris ont été les grandes gagnantes le 4 Mars, elles devront se confronter aux autres agences du monde le 17 Juin à Cannes. Reste à savoir qui ramènera à la maison les 4 kilos félins tant convoités, et surtout en quelle matière.

(Cliquez ici pour retrouver le palmarès complet de cette 48ème édition du Club des DA)

 

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