La publicité peut sauver le monde

« I’m socially responsible, bitch ». Aux #JAO2017 sur le thème de la communication citoyenne, Publicis Conseil et Facebook ont abordé leurs idées marquantes en termes de RSE. 

Si l’on peut espérer une seule chose du cas « Trump », twittomane endiablé et président des Etats-Unis à ses heures perdues, c’est que les français auront retenu la leçon : plutôt que de faire l’autruche, il faut voter.

Notre environnement politique n’est pas exempt de tout reproche. Loin de là d’ailleurs. C’est une drôle d’ère dans laquelle nous vivons, où messages push nous annoncent chaque jour un nouveau rebondissement chez les haut placés. Aux écarts comportementaux se frottent les mises en examen sans suites, le manque d’excuses et surtout la perte de confiance d’un peuple désabusé. Ce qui en résulte, c’est un sentiment d’impuissance, un rejet du devoir citoyen.

Mais le tableau n’est pas tout noir. En effet, un petit village d’irréductibles structures croit toujours au pouvoir de la RSE. Blague à part, en 2017, on attend d’une entreprise qu’elle soit socialement responsable en plus de faire du business. Qu’elle montre l’exemple. Un devoir que les agences de publicité se donnent à cœur joie d’honorer tous les ans, avec brio. Alors, à l’aube d’un évènement qui scellera pendant 5 ans l’avenir de notre hexagone, l’AACC a pris l’initiative, pour la Journée Agences Ouvertes, de rappeler à tous les pessimistes, les douteurs, les adultes de la profession las de l’actualité affligeante et les jeunes pousses encore innocentes, qu’il y a encore du bon dans ce monde.

Chez Publicis Conseil, comme l’explique Caroline Darmon, directrice de la RSE, la communication citoyenne est un enjeu de taille. Une population exposée à plus de 3500 messages par jour, des cibles multiples aux habitudes différentes, des jeunes toujours plus sur leurs téléphones, un ton de communication culpabilisant (musique au piano larmoyante, enfants amaigris) qui s’est banalisé, ne choque et ne fonctionne plus. Un problème de mathématiques qui ferait suer n’importe qui, qui filerait l’écran bleu à un PC. Pour Publicis Conseil, en revanche, c’est un défi.

En témoignent certaines opérations percutantes, diffusées sur grand écran, que l’on prend plaisir à redécouvrir. Que ce soit pour l’UNICEF ou l’association Depaul, les Sauveteurs en Mer ou Tissons la Solidarité, l’agence a eu l’occasion de montrer que l’on peut rester créatif et sauver le monde en même temps, et tout cela grâce au pouvoir de l’idée.

Invité surprise au 133 avenue des Champs Elysées, Facebook, par l’intermédiaire de ses représentants Nam Ma-Kim et Brice Vinocour, en a profité pour rappeler que si les agences de publicité jouent à merveille leur rôle social, certaines entreprises en font autant. Aider et être à l’écoute des communautés est un devoir évident pour un réseau social qui rassemble aujourd’hui plus de 25 millions d’utilisateurs en France par jour, et combien de fois plus dans le monde.

Le grand « F » s’applique donc à développer de plus en plus d’initiatives « socially good ». Avec internet.org, Facebook a pour ambition de donner accès à internet à toutes les régions du monde qui en sont encore privées. En mettant en place Safety Check, elle nous permet de faire savoir à nos proches que nous sommes en sécurité lors de certains évènements. Sa plateforme Nonprofits.fb.org prodigue pléthore de conseils aux associations pour mener à bien leurs causes sur Facebook. Et ce n’est qu’un échantillon de ce que la Zuckerberg machine propose.

Quant à la rencontre encore ces deux grands acteurs du changement social que sont les agences de publicité et Facebook ? C’est déjà le cas, puisque Facebook organise tous les ans un hackathon, un évènement où les forces irrésistibles que sont les créatifs planchent sur des idées pour changer le monde en mieux.

Au final, les JAO nous mettent un peu de baume au cœur. Parce qu’on sait que malgré l’état des choses, il y a toujours des gens qui se battent pour le changement et qui y mettent la manière. On sait que, malgré ce qu’on peut bien dire de l’univers de la publicité, il y a du mal comme il y a du bien. Et que le bien est souvent très bien. Et ça, ça fait du bien.

Les paroles et discours, c’est toujours bien, mais ça s’oublie. Alors, pour que le 23 Avril, personne n’oublie, l’AACC a glissé un petit rappel dans les tote bags de chez Publicis Conseil. Sinon, on peut toujours compter sur P. Diddy pour vous convaincre.

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