Systeme U : le pot de départ des substances controversées

Un pot de départ c’est toujours un bon moment. D’abord ça permet de boire un coup et de gouter quelques petits fours. Ensuite ça permet, curieusement, de découvrir ceux qu’on a côtoyés des années sans vraiment les connaître ( et sans forcément les regretter).

Le dernier pot de départ chez Systeme U ne fait pas exception.

invit potl’Aspartam, le Benzophenone, l’insecticide de stockage de blé, l’Aluminium Chlorohydrate, les ogm et j’en passe… Elles n’étaient pas moins de 90 substances à quitter la boite. C’est vous dire l’importance du pot !

Elles vous diront qu’elles faisaient bien leur boulot de colorant, d’édulcorant ou de conservateur dans près de 6000 produits de grande consommation. Systeme U pourtant a décidé de s’en séparer.

Considérées encore hier comme de loyales servantes de l’industrie, elles sont aujourd’hui reconnues pour certaines coupables de maux tels que diabète, obésité, voire de maladies neurodégénératives, quand d’autres sont seulement suspectes. Mais System U a tranché : Allez oust, dehors tout le monde ! (Bonne fille, l’agence TBWA leur a préparé une page Linkedin en vue de les recaser, la conjoncture étant difficile).

substance-valiseCe plan départ, Systeme U l’avait préparé de longue date. Depuis 5 ans aux dire du pdg, Serge Papin. Le temps de trouver (ou parfois pas) des remplaçants moins controversés. Une tâche de longue haleine et non sans risque puisque quand l’enseigne a refusé de continuer à utiliser l’huile de palme dans ses produits, un puissant lobby l’a trainée devant les tribunaux. Pour d’autres substances, relevant d’aussi puissants intérêts, les menaces ont été encore plus directes. Mais Serge Papin n’est pas du genre à se laisser impressionner. Lui qui s’affiche volontiers comme un pionnier de ce combat, se félicite d’être aujourd’hui suivi par d’autres enseignes comme Leclerc.

produits ULe lieu choisi pour l’annonce du plan et du pot de départ (la Recyclerie, temple de la boboïtude parisienne), pourrait laisser penser qu’il s’adressait à une frange aisée, adepte du bio. Rien n’est plus faux. Nous avons affaire à un véritable mouvement de fond, l’opinion publique en France étant de plus en plus consciente des dégâts potentiels sur la santé.

Alors autant n’être pas à la remorque.

Pour le buffet en tous cas, on était largement en pointe. Tout sentait bon le zero additif et le sans colorant. Quant aux sulfites, bien qu’excellents, j’en au bu avec modération.

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