Chatons d’or 2016, une belle portée.

Chatons d’or 2016, une belle portée.

Chatons d’or 2016, l’intro

Chaque année, depuis 5 ans, la pub accouche d’une belle portée de chatons qui sont autant des Lions d’or en puissance. Celle de cette année fut très prometteuse.

Des juges de tout poils mais de haut pédigrées, s’étaient réunis pour désigner les Chatons d’or 2016. Les trois jurys, directeurs de création, annonceurs, écoles et Institutionnels ainsi que journalistes et influenceurs avaient à départager plus de 2600 créations déposées cette année (contre 1000 en 2014 et 2000 en 2015).  Et forcément avec le nombre, le niveau est monté, créant de longs débats pour les trois jurys. L’œil d’aigle de Joe la pompe et sa mémoire d’éléphant ont permis d’éliminer les petits « pompeurs » même les plus rusés (ici on ne nommera personne).

Mais le « Festival ouvert aux idées qui font avancer les idées » et la soirée qui se donnait pour programme : « comprendre hier pour mieux créer demain »  ce n’était pas une simple remise de prix. Elle commença donc par un discours de Michel Maffesoli, chargé pour l’occasion de nous faire « comprendre notre civilisation en gestation ». Vaste programme en seulement 8 minutes. Le professeur en Sorbonne eu le temps de citer Arendt, Foucault, de rappeler aux publicitaires avec Camus que mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde, de nous apprendre que la ligne droite vers le bonheur devient spirale, que l’individualisme et le mythe du progrès sont amenés à être remplacés par un tripode post moderne : tribalisme, émotion, création… et que « le prophète se souvient de l’avenir ». 8 minutes. Bonne digestion.

Suivit une Table ronde sur le thème « Agir Aujourd’hui ». Laurent Habib, fondateur de Babel, y remarqua que la fonction de la com avait profondément changé et ne se contentait plus d’accompagner les entreprises mais allait maintenant jusqu’à présider à leur naissance. Alors que Julien Mielcarek, (nextradioTV BFMtv) relevait l’importance de la créativité dans l’approche journalistique quit à s’inspirer des méthodes publicitaires, Florence Martin Kessler, auteur de documentaire, avait, elle eut cette idée étonnante de créer « pop up mag », un journal vivant dont les nouvelles sont annoncées par des journalistes sur scène, offrant des histoires courtes, fortes et des infos, bien sûr, entrecoupées d’annonces de pub tout aussi vivantes (Théatre porte Saint Martin). Agir aujourd’hui c’était aussi pour Laurent Habib la nécessité d’éviter l’uberisation des idées, le pompage et la dislocation du journalisme, tâche pour laquelle la France avait un rôle d’exemplarité à jouer. Gagner peu avec beaucoup de gens c’était son choix, à l’inverse de la tendance. Le collaboratif s’annonçant comme la valeur émergente.

Suivirent la présentation d’« idées qui changent le monde » : les keynotes de Yassine Riffi ancien chaton et créateur de Humans relais, une appli 5 fois primée puis une belle vidéo de Sonia Szostak, prônant la permaculture et redonnant espoir pour demain. Vincent Touboul ensuite avec son projet Goodeed, permettant à chacun, en acceptant de visionner une pub de faire un don à des œuvres humanitaires. L’architecte Yves Ubelmann enfin qui, comme à Palmyre, a entrepris une reconstitution de monuments par numérisation 3D a partir de Drone afin de transmettre cette mémoire aux générations futures.

On fait une petite « Pause pub », en parlant du relancement de « Culture pub » grâce à Raise France et on passe à la deuxième table ronde sur le thème « créer demain ».

L’économiste Jean Hervé Lorenzi se demanda si la belle notion d’économie créative n’était pas qu’un mot. Car pour lui il y a aujourd’hui moins de nouveaux produits que de nouveaux moyens de les commercialiser. Les exceptions telles que Blablacar se distinguant par deux notions émergentes : la confiance et le collaboratif. Collaboratif, on y revient. Ce qui s’annonce est bien une société moins individualiste.

Après un exposé par Julien Rosanvallon (Mediametrie) sur l’histoire de la Data, dont l’enjeu  aujourd’hui avec les neuroscience n’est rien moins que de détecter nos états émotifs, une présentation par Renaud Grand Clément (20 minutes) du ChatBot, le robot journaliste permettant une production de contenu automatisé, Nicolas Bordas nous a rassuré en rappelant que les données n’ont pas d’idées, les meilleures idées naissant d’une collaboration. Dans la pub, l’idée est un produit collaboratif. Collaboratif encore.

Tout ça c’est passionnant mais on commence à avoir drôlement soif.

Patience, encore, encore un petit mot de Laurent Allias et on ouvre le bar avant la remise des prix.

Pour conclure (dépêche toi, quand même !) Alias se lance dans l’introspection d’une idée… Il se dit frustré de ne pas avoir d’idées. Il nous dit qu’un publicitaire est un révélateur de la vérité d’une marque. Car la marque peut se perdre et la remettre sur son chemin peut être la plus belle mission du publicitaire. Que l’on soit un humain ou une marque, il faut savoir qui on est pour savoir où l’on va.

Et enfin…. Le bar (collaboratif) est ouvert.

Chatons d’or 2016, Les Prix et mentions 2016

– Prix « Print libre »

1. Antoine Gesson et Loic Huber pour Shazam.

Antoine Gesson et Loic Huber pour Shazam
Antoine Gesson et Loic Huber pour Shazam


2. B. Smith & P. Etcherbarne – Jeep Bridge

B. Smith & P. Etcherbarne – Jeep Bridge-
B. Smith & P. Etcherbarne – Jeep Bridge-

Emmanuel Azouvi pour Opinel,

Emmanuel Azouvi pour Opinel
Emmanuel Azouvi pour Opinel
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Simon, Elie et Quentin pour Plastic Life.

Mentions pour : Simon Reynard et Julien Meurisse (Oral B), Olivier Porte et Marieke Navaux (Head&Shoulders), Adam et Julien (Between Lines, Potatoes), Foreveryoung studio (Hot Wheels), Les Venants (Lego)

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Simon Reynard et Julien Meurisse (Oral B)
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Olivier Porte et Marieke Navaux (Head&Shoulders)

Prix « Des mots pour vendre les mots » par la Caisse d’Epargne IDF Marie Balsan (En VO SVP) Mention pour : Aurélien Braun et Vincent Beedassy (Le charme Français), Benjamin Fulcran (Tout et son contraire)

Scra– Prix de l’avenir « L’air devient un produit payant, vendez-le » Solène Frédéric-Moreau et Amin Bennis pour Airsoft Mention pour : Bastien Legros pour Fresh air

Air– Prix de la data à la créa par Médiamétrie Charline Robert pour Persona Glue – Prix « Detox » par Good Morning Lorine Meunier et Candice Rachel (eliminez les excès de la veille) Mention pour : Marie Gourju (aussi bon qu’une séance de sport)

detoxPrix de l’objet qui va changer le monde par l’ESP et l’école de Condé Alexis Ucko et Quantin Perraudeau pour Percko (voir la vidéo) – Prix Big Idea par Iseg MCS et e-artsupAubain Blain pour Mobylette, Dorian Rosso et Marie Pujol pour Dark Dog Mention illustration pour : Ophélie Avril et Loïc Fercot pour Sironimo

paulette-313190– Prix de la mobilité de l’information par 20 minutes Bastien Grob pour Mutations Mention pour : Audrey G. et Pierre H. (Tout va si vite quand le temps s’arrête)

– Prix du public Edouard Delassus et Maxime Setzer pour Orangina (Le Pêcheur) :

 

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