Live Luxury à l’Hôtel Potocki

Live Luxury à l’Hôtel Potocki

Style empire, colonnes garnies de fleurs et mobilier art déco ! Au fond de la salle, un artiste peintre représente Picasso sur une toile ; visiblement, luxe et art sont aujourd’hui aussi entrelacés que lors du premier Paris Luxury Summit ! Si celui-ci coïncidait avec le lancement par CB News de son hors-série annuel, Live Luxury fait cette fois écho aux 30 ans du magazine.

DSC07337Après une première édition en 2014 au Palais de Tokyo, Paris Luxury Summit s’est invité mardi matin à l’Hôtel Potocki pour une série de conférences mettant le luxe à l’honneur. Christian Blachas n’aurait pas été peu fier de contempler cette foule de 400 personnes triées sur le volet, venues pour célébrer le luxe au cœur de sa capitale mondiale. « Avec les équipes de CB News, nous avons opté pour ce thème parce que l’industrie du luxe est plus que jamais vivante et changeante ! On est très loin de l’image des marques figées et repliées sur leur glorieux passé », a déclaré Sébastien Danet, président de ZenithOptimedia et partenaire de l’événement.

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Si les maisons de luxe ont d’abord été très réticentes face au digital, elles sont en train de rattraper leur retard à grande vitesse. Cela n’a pas échappé à Annie Renck, directrice commerciale chez Owdimeo : « nous sommes en train de créer une marketplace destinée à tous les produits du luxe et qui s’adressera au Moyen-Orient”. Pour commenter les évolutions du luxe dans un environnement social media mouvant plusieurs intervenants se sont succédés ; Alex Dauchez, Marianne Mairesse ou encore Arnaud Cabanis. Plus que jamais, le luxe est affaire de simplicité et les marques rendent l’expérience client de plus en plus ouverte et récréative.

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L’initiative de Van Cleef, joaillier depuis 1906, rend bien compte de cette nouvelle donne. L’ouverture d’une école d’initiation à la joaillerie et à l’horlogerie a permis de toucher un large public puisque celle-ci est accessible dès l’âge de 5 ans. L’opération cible essentiellement Paris mais aussi l’étranger ; des cours seront par exemple dispensés en mars à des élèves hongkongais. Des élèves que Van Cleef bichonne, comme en atteste Sophie Biscard : « Développer un cours de quatre heures nous prend environ un an ».

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Pas de cours sur le luxe sans Maurice Levy ! Pour avoir composé de sublimes odes à Cartier, Dior ou encore Hermès, notre homme est tout indiqué pour clôturer cet événement. Interrogé sur la véritable place de Paris au cœur d’un luxe désormais mondialisé, il dresse un constat réaliste : « Paris a été contestée par Milan, les Américains, dans une certaine mesure les Anglais, mais son image reste dominante (…) C’est vrai que si vous allez chez Bloomingdales ou Saks, vous trouvez une prégnance assez agaçante des marques italiennes, surtout chez les hommes, mais si l’on regarde ce qui se fait dans l’univers des parfums, de la mode féminine, des arts de la table ; c’est vraiment Paris qui domine ».

CaxTuDdUcAI-5ZyEnfin, celui qui a ouvert les festivités – Olivier Chapuis – nous a fait part de ses impressions pendant le cocktail qui a suivi. Interrogé au sujet d’un éventuel essoufflement du luxe, le président de CB Média croit au contraire à des lendemains radieux : « on parle beaucoup de la stagnation du luxe ; celle-ci repose en fait sur une baisse des achats dans ce secteur en Russie et sur une croissance relativement moindre en Chine. Quand on regarde bien les statistiques – et on a vu cela avec Bain & Company – on voit que le marché du luxe repose à 46 % sur les Etats-Unis (…) On connaît aujourd’hui des croissances moindres que celles de ces dernières années mais qui tout de même sont supérieures à celles d’autres secteurs. Donc, pas de crainte à avoir quant à l’évolution de ce marché ». Face à la montée de l’expérientiel, nouveau moteur du luxe, Olivier Chapuis engage les agences à placer le digital au cœur de leur ADN. Et les clients alors ? Se prennent-ils au jeu du social luxury ? Là encore, Monsieur Chapuis ne laisse pas de place au doute : « Les CSP+ sont d’autant plus réceptifs au web-to-store qu’ils sont plus éduqués. Les ‘bobos’, comme on dit, sont ceux qui vont le plus sur les réseaux, sur les sites des grandes marques, et qui acceptent de recevoir des newsletters. Certains achètent en ligne des produits et des services pouvant aller jusqu’à 60 000 euros ; globalement, la logique du ROPO ne fera que croître ». Bousculé par des codes de plus en plus décomplexés, gagné par des canaux de ventes de plus en plus virtuels, le luxe n’a jamais été aussi fun, jamais aussi mouvant !

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À peine cette édition Live Luxury s’est-elle achevée qu’Olivier Chapuis a dû se préparer pour les Hits d’Or du lendemain : décidément, la créa’ ne dort jamais !

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