Jusqu’au bout d’une Nuit Blanche avec Black Opium

Jusqu’au bout d’une Nuit Blanche avec Black Opium

Les campagnes parfum, c’est mon truc. Mais je le dis d’expérience : de tous les sens, l’odorat est l’un des plus difficiles à communiquer.

Pour le jus lui-même, il y a toujours la gentille dame qui veut absolument vous asperger dans le grand magasin, le banal échantillon – cher – qui donne la nostalgie des miniatures d’antan et le scent strip qui prend la tête des lecteurs de magazine… Mais est-ce que ça branche vraiment les nouvelles générations digitales? Depuis le (très drôle) poisson d’Avril « Google Nose » en 2013, le SMS au patchouli et le Mac au Nº5 ne sont pas encore pour demain, et c’est peut-être une bonne chose.

Bien heureusement, le parfum est d’abord un moment et une émotion. C’est le parfait candidat pour un story-telling vivant et vibrant. En format 30″, 20″ voire 5″, ce n’est pas toujours facile. Même si les médias traditionnels restent incontournables, internet est un lieu d’expression plus flexible et riche. Car quand la technologie fait résonner l’expérience, c’est le bonheur du parfum que l’on peut partager.
o.28893

Lancé en 2014, Black Opium est (à vue de nez) un des parfums d’Yves Saint-Laurent qui a su le mieux trouver sa place dans les salles de bains très convoitées des Millennials. À des années lumière du choc artistique de Sophie Dahl posant nue sous l’objectif de Steven Meisel au début du siècle, Black Opium est néanmoins enlevé par le visage rebelle de la belle Edie Campbell (photographiée par Craig Mc Dean) et joue toujours sur la qualité addictive de ce parfum iconique : pulvériser Opium fait toujours pousser la moquette.

Rare cas de déclinaison de parfum à vivre sa propre vie, Opium Black lance son nouvel opus : Nuit Blanche. À cette occasion, l’Oréal Luxe et BETC invitent les internautes à suivre Edie Campbell jusqu’au bout de sa nuit dans la ville qui ne dort jamais.  Yves Saint Laurent Beaute_769; - BETC Luxe - La Nuit BlancheLe dispositif est très simple et joue sur une synchronie laptop et portable. Alors que le film « officiel » joue sur l’ordinateur, le portable nous montre les mêmes plans sous un autre angle et les interrompt pour lire les messages qu’Edie reçoit sur son portable. Le temps passe, elle danse, il l’invite sur le toit de l’immeuble. Pas de petite histoire d’amour à trois balles. Pas de grandiloquence. Ensemble, un petit groupe de fêtards a le privilège d’assister au lever du soleil sur un toit de New York. Nous, en quelques 30 secondes (?) on l’a vécu avec eux… ou presque.

Les deux écrans en même temps demandent un peu de pratique, mais vous vous piquez au jeu dès que le premier SMS arrive et que vous croyez qu’il vous est destiné. Il faut dire que le film, réalisé par un nouveau membre de la très honorable dynastie de Caunes, Louis, a une bande-son très à mon goût. Pas de doute, Black Opium Nuit Blanche, c’est Rock & Roll.

Share Button

Laisser un commentaire