Isabelle Musnik : de l’Opéra à INfluencia

Aujourd’hui c’est Isabelle Musnik qui se déshabille de l’image officielle de fondatrice, directrice générale, directrice des contenus et directrice de la rédaction d’INfluencia, pour répondre à mes questions en tant que… Isabelle.  Cette fois, l’ITW se passe chez Shake n’Smash, un café à mi-chemin entre elle et moi.

IsabelleSi elle avait été cantatrice, elle aurait inventé un nouveau type d’opéra.
Curieuse, versatile et visionnaire, Isabelle adore anticiper l’avenir. Et si certains l’appellent « maman » pour son côté doux, protecteur et la grande attention qu’elle porte aux autres, d’autres savent que cette femme chaleureuse et droite est doublée d’un chef d’entreprise énergique et volontaire qui aime aller de l’avant. Car Isabelle sait bousculer les choses et ne baisse jamais les bras. Economiste de formation, mais avec un énorme talent pour la communication, elle a été une brillante éditrice chez CBNews pendant les années « Christian Blachas » et rédactrice en chef du Guide du Luxe. Elle a réalisé de nombreux sujets sur les marques pour l’émission de télévision Culture Pub, et a collaboré à plusieurs émissions de radio. Il y a 10 ans, contre vents et marées, elle crée un magazine révolutionnaire pour le bonheur des influenceurs les plus clairvoyants : INfluencia, la première revue papier reliée au digital, le seul trimestriel interactif et dynamique qui permet de comprendre les grandes tendances, l’innovation et les comportements des consommateurs. Ainsi que la revue en ligne qui décrypte les attitudes, les innovations et les tendances de notre société. Son courage est primé. INfluencia est devenue une revue incontournable, qu’on collectionne. Et, comme tous les belles choses, on essaie même de l’imiter, comme un sac Vuitton ou du Chanel. Bien évidemment, la contrefaçon n’égalera jamais l’original. Et, au fond, être imité, n’est-ce pas la rançon de la gloire ? Darla Dirladada !

Petite fille, je voulais devenir… cantatrice

Jeune ado, je me prenais pour… Maria Callas

Mes parents me trouvaient… très curieuse et volontaire.

J’ai choisi mon métier parce que… j’étais curieuse et je m’intéressais aux gens et aux choses.

Dans mon métier, ce que je déteste c’est… la malhônnêté.

Dans mon métier, ce que j’aime c’est… l’enthousiasme, la curiosité.

J’ai toujours eu une devise… va toujours de l’avant, ne baisse jamais les bras.

J’ai toujours eu une phobie… comme tout le monde, je n’aime pas les serpents et les araignées, mais je n’ai pas de véritables phobies. Me trouver face à des gens malhonnêtes.

Mon pire cauchemar c’est… de ne plus être avec les gens que j’aime.

Et mon plus grand moment de solitude professionnel a été… lorsque je suis allée voir, toute fière, en 2004, un très très grand président d’un grand groupe de publicité français avec mon projet INfluencia sous le bras. Il m’a accueillie en me disant : « Isabelle, très belle idée, mais c’est trop intelligent pour le marché, ça ne marchera jamais ». Je me suis sentie très, très seule… 10 ans plus tard, je suis heureuse de voir qu’il avait tort et que les Français aiment l’intelligence…

Mon plus grand moment de solitude a été… il y a longtemps. Je prenais l’avion tous les jeudis soir pour retourner dans ma maison en Grande Bretagne. Et un jour ma fille, qui avait quelques mois et faisait ses dents, s’est mise à hurler dans l’avion. Pas moyen de la calmer. Le steward l’a prise dans ses bras et a marché dans le couloir. Elle s’est calmée au bout d’un moment. Tout l’avion l’a applaudi ! Je me suis sentie tellement mal, si le sol avait pu s’entrouvrir…

Certains m’aiment parce que… je suis à l’écoute des autres, on me dit souvent que j’ai le cœur très grand et que je suis une maman pour les autres. C’est un très beau compliment.

Certains me détestent parce que… je ne me laisse pas faire.

Le disque qui me bouleverse c’est… un air d’opéra, c’est Tosca «Vissi d’arte » presque à la fin, chanté par Maria Callas. C’est tout l’amour d’une femme pour la vie, pour les autres, toute la déception, la non compréhension vis-à-vis de la méchanceté, la beauté de l’art, je l’ai même chanté, c’est magnifique.

La fin du livre que j’aurai bien changé… « La dame aux Camélias ». Comme je suis très romantique, j’aurais bien aimé qu’elle vive.

La chanson nulle qu’il m’arrive de chantonner, c’est… « Belle » de Notre Dame de Paris et aussi « Darla Dirladada «  de Dalida.

Mon plus grand regret c’est… d’avoir fait confiance à des gens qui ne le méritaient pas.

Mon plus grand remord est de… je ne pense pas avoir de remords. Je ne suis pas une sainte, mais je n’ai pas l’impression d’avoir fait quelque chose de mal. Des regrets, oui, j’en ai plein, mais c’est un sentiment positif car ça fait avancer. Le remord c’est négatif, c’est quand on a fait quelque chose de mal et ça vous bouffe la vie.

Si je devais donner un tuyau aux agences ce serait… de s’ouvrir encore plus à la réflexion, de comprendre que le monde est en train de changer et qu’elles ont perdu toute cette partie intelligence, réflexion, le planning aussi, d’être audacieux. Je sais que les créatifs proposent plein de choses et que c’est facile de donner des conseils, mais que c’est dur, compliqué quand on a des Clients.

Si je devais donner un tuyau aux annonceurs… c’est bien à eux que je voudrais dire « acceptez d’être audacieux, acceptez la différence, sinon vous allez mourir ». C’est le même message aux agences et aux annonceurs, mais pour les agences c’est plus difficile.

Si je devais donner un tuyau aux jeunes… croire à leur destin, jamais renoncer, ni baisser les bras, se dire que tout est possible et se donner les moyens pour que tout soit possible. Même si les choses sont dures, la vie est une série de hauts et de bas… après il faut convaincre les adultes (sourire).

Si je devais recommencer tout… je me lancerai dans le chant classique et je me battrais beaucoup plus. C’était ma passion, j’ai fait quelques concours, j’ai eu des prix, mais les études ont bien marché et j’ai continué dans cette direction. Mais j’ai des amis qui avaient le feu sacré, qui ont continué, qui ont bouffé de la vache enragée. Si je devais recommencer, je me battrai pour y arriver.

MINI BIO : Avec un doctorat 3e cycle d’économie, diplôme de gestion de la European Business School, Isabelle Musnik a été rédactrice en chef adjointe spécialisée sur la communication et la distribution à l’Expansion, à La vie Financière et a collaboré à La Tribune. Elle a la double nationalité française et britannique et écrit également pour de nombreuses revues étrangères. Editrice du magazine CB News pendant 10 ans, elle le quitte pour fonder la Revue trimestrielle INfluencia dont elle est directrice générale, directrice des contenus et de la rédaction et sa newsletter quotidienne. Elle anime régulièrement conférences, débats et séminaires pour des organismes professionnels et pour des entreprises. Isabelle poursuit également des missions de conseil auprès de marques et de divers organismes, comme le Cristal Festival de la publicité et de la communication. Elle est aussi l’éditrice du Gunn Report for Media, qui répertorie les meilleures campagnes, les meilleures agences, les meilleurs réseaux, etc. et les gagnants des compétitions et festivals médias les plus suivis dans le monde de la communication. Auteur de plusieurs études et ouvrages, dont : Elysée 88: plus président que moi, tu meurs, (1988, Plon), Tapie, les secrets de sa réussite (1986, Plon), elle est également maître de thèse en Marketing et Luxe à l’ESG Management et auteur de plusieurs rapports internationaux, notamment pour la CEE sur la mobilité des étudiants en Europe, et sur les évolutions récentes dans l’enseignement supérieur en Europe, qui ont donné naissance au projet Erasmus.

 

PS :  Le nouveau numéro  sur « Le Futur à portée de main » vient de paraitre. Une excellente occasion de le découvrir 😉

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8 réflexions au sujet de “Isabelle Musnik : de l’Opéra à INfluencia

  1. Super retour de Babette aux manettes des interviews. Isabelle Musnik est une grande entrepreneuse et a toujours magnifiquement rebondi dans les métiers de la comm. Je l’admire beaucoup. Pour son bébé dans l’avion, j’aurais fait comme le stewart, j’ai peut-être de l’avenir dans une reconversion 😉 En tous cas un plaisir, Babette de te voir diversifier tes interviews et enrichir ton blog ! Bravo.

  2. Merci Babette pour cette interview D’Isabelle Musnik ! INfluencia a toujours bien porté son nom. Aller chercher plus loin que ce que tout le monde raconte, c’est ça être un influencer. Continuez Isabelle ! Et même si on vous copie, vous aurez toujours un temps d’avance ! La communication est un combat, on est avec vous !

  3. Oui, je suis d’accord, personne ne pourra jamais copier Isabelle Musnik, ni l’égaler parce qu’au moment on voudra faire comme Isabelle, elle aura déjà regardé plus loin et elle aura 3 longueurs d’avance !! On peut copier les idées, mais pas le talent !

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